Le groupe Safran met en place un centre de services partagés RH. Baptisé SafiRH, il vise à mutualiser les moyens, harmoniser les pratiques, standardiser les applications et, last but not least, à réduire les coûts de gestion du personnel. Présenté au comité de groupe en juillet dernier par le président du directoire, Jean-Paul Herteman himself, le projet n’a pas suscité d’opposition de principe, mais, méfiants sur ses conséquences en termes d’emplois, les représentants des salariés ont demandé et obtenu une expertise extérieure.
Secafi vient de rendre ses conclusions. Fait rassurant pour les syndicats, il n’y est pas fait mention de réductions d’effectifs. Les consultants, qui qualifient SafiRH de « projet stratégique et structurant », en confirment les avantages, tels que soulignés précédemment par la direction. En revanche, ils mettent l’accent sur la complexité du système d’information retenu et insistent sur la nécessité de déployer SafiRH progressivement (« organisation temporelle », dans le jargon du consulting). D’autant plus que le motoriste aéronautique, même s’il n’en fait pas l’élément principal, attend un retour sur investissement.
Pour Secafi, « la réussite repose sur des mutations dans les métiers de ressources humaines, l’organisation du travail, voire la culture d’entreprise ». Le cabinet recommande donc le volontariat dans le choix des collaborateurs du futur centre de services partagés. Safran réfléchit déjà à un système de mutation fondé sur un accord tripartite entre le professionnel RH, sa filiale d’origine et le groupe. Ce que les syndicats apprécient. Safran devrait aussi mettre en œuvre une mini-GPEC, spécifiquement dédiée à la population concernée. Enfin, des mesures d’accompagnement de la mobilité géographique sont d’ores et déjà prévues.
Les centres de services partagés RH tiennent leurs promesses
Safran prépare un "best of" des pratiques sociales anti-crise
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Les auteurs ont tiré de leurs expériences 20 situations déroutantes qui reprennent ces différentes problématiques. Présentée sous forme de fiche, chaque situation est décrite, analysée, et comprend des recommandations en termes de bonnes pratiques ou d’actions à éviter.
Depuis 2002, rien n’est plus comme avant en matière de santé au travail. Une double révolution a entièrement reconfiguré les obligations de l’entreprise, et mis la barre très haut dans ce domaine sensible, sur le plan judiciaire mais aussi médiatique.
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