Une large majorité des salariés (69 %) utilisent leur voiture comme mode de transport principal pour se rendre à leur travail (dont 91 % en communes rurales et 37 % en agglomération parisienne). Ils sont 12 % à déclarer utiliser les transports en commun (1 % en communes rurales et 45 % en agglomération parisienne). Or, selon un sondage commandé à l’Ifop par PSRE, sur la base d’un échantillon de 466 salariés et 400 dirigeants, les salariés admettent adopter des conduites à risque afin de réduire leur temps de trajet domicile-travail. Ils sont, en effet, 32 % à avouer passer le feu à l’orange et 24 % à conduire plus rapidement que lorsqu’ils sont en week-end ou en famille.
Et plus de 90 % des salariés et employeurs sous-estiment le nombre d’accidents entraînant des dommages corporels sur le trajet domicile-travail. On en dénombrait 100 000 en 2008 (y compris des accidents liés à des glissades dans la rue, par exemple). C’est dire s’il y a à faire en matière de prévention, alors que l’implication des employeurs à l’égard du risque trajet est réduite : un sur quatre déclare avoir analysé ce risque et un sur six a mis en place des actions de prévention au sein de son entreprise.
Pour les sociétés où rien n’est encore fait, 63 % des salariés pensent que leur employeur devrait s’intéresser à la qualité de leurs déplacements et mettre en place des actions de prévention, mais 43 % des dirigeants estiment le contraire. Si les salariés utilisaient les transports en commun pour venir travailler, les employeurs y verraient d’abord un facteur de moindre fatigue et de moindre stress, mais placent la réduction des accidents en dernière position.
Enfin, le sondage souligne que peu d’employeurs, seulement un sur huit, ont mis en place une démarche de PDE (plan de déplacements d’entreprise) ou envisagent de le faire.
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Cette 2e édition actualisée et enrichie rend compte des évolutions concrètes et des débats dont font l’objet les risques psychosociaux. Un éclairage pluridisciplinaire vivant destiné à tous les acteurs engagés dans la compréhension et le traitement de ces questions : directions, services des ressources humaines, médecins du travail, élus du personnel, préventeurs, juristes, services sociaux…
L’ employeur doit mettre en place une politique de prévention reposant sur plusieurs axes : évaluer les risques notamment par l’élaboration du document unique, adapter le travail à l’homme, informer, former et délivrer des instructions adaptées aux salariés. Parallèlement, il doit veiller au respect des procédures légales de protection de la santé et de la sécurité des salariés.
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