La commission de réflexion sur la souffrance au travail, constituée par des députés des groupes UMP et Nouveau Centre et coprésidée par Jean-François Copé et Pierre Méhaignerie, présentera ses conclusions le 16 décembre prochain, après plusieurs semaines de travaux. Rappelons que l’objectif est de dresser un catalogue des bonnes pratiques pour « travailler mieux au sein des nouvelles organisations », de lister des pistes après avoir recueilli des témoignages de salariés, de managers, d’experts et de partenaires sociaux, sans nécessairement aboutir à un texte de loi.
Afin de libérer la créativité, Jean-François Copé a invité les participants à oublier autocensure et langue de bois. « Ce travail doit être l’occasion de faire prendre conscience du problème par le grand public », a insisté le président du groupe UMP à l’Assemblée nationale. Les orientations déjà esquissées par les quatre ateliers mis en place sur les thèmes de la santé, des nouvelles technologies, des nouvelles organisations et du management en tiennent compte. Ainsi, la task-force santé, animée par Guy Lefrand (UMP, Eure), propose de « valoriser le sujet santé pour que les entreprises aient envie de s’en emparer ». Elle suggère de réaffirmer l’indépendance d’une médecine du travail « pluridisciplinaire », de créer un fonds de financement de la santé au travail, assorti d’un système de bonus- malus fondé sur des indicateurs factuels, et d’instituer un prix national de la santé au travail.
Sur les nouvelles technologies, l’atelier coordonné par Jean-Frédéric Poisson (UMP, Yvelines) insiste sur « le déséquilibre » dans l’accès aux nouveaux outils, la dictature du résultat dès lors que des moyens techniques sont mis à disposition, l’absence de prise en compte du volet social de leur déploiement et l’insuffisance des formations. Autant d’axes d’améliorations.
Le groupe de travail organisation, emmené par Marie-Anne Montchamp (UMP, Val-de-Marne), se focalise, lui, sur deux aspects. Primo : l’articulation entre vie privée et vie professionnelle, souvent mise à mal par la surcharge de travail. Secundo : les limites du lien de subordination, « qui s’avère parfois brutal et maltraitant ». Les entreprises devraient donc choisir avec plus de discernement les managers, en les formant mieux.
Des pistes reprises par le pool management, conduit par Marie-Christine Dalloz (UMP, Jura). Constat, sans fard, des membres : « Les salariés français sont très protégés. Ils ont peur. Dans certains pays étrangers, ceux qui s’estiment malmenés quittent l’entreprise. En France, ils restent et craquent. » En outre, le besoin de reconnaissance hors rémunération est plus fort. Le tout sur fond de complexification et d’évolution des métiers. D’où l’impératif de consolider les ressources humaines, de renforcer la formation continue au management et de concilier stratégie d’entreprise et projet personnel.
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Cette 2e édition actualisée et enrichie rend compte des évolutions concrètes et des débats dont font l’objet les risques psychosociaux. Un éclairage pluridisciplinaire vivant destiné à tous les acteurs engagés dans la compréhension et le traitement de ces questions : directions, services des ressources humaines, médecins du travail, élus du personnel, préventeurs, juristes, services sociaux…
L’ employeur doit mettre en place une politique de prévention reposant sur plusieurs axes : évaluer les risques notamment par l’élaboration du document unique, adapter le travail à l’homme, informer, former et délivrer des instructions adaptées aux salariés. Parallèlement, il doit veiller au respect des procédures légales de protection de la santé et de la sécurité des salariés.
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