Les oreilles de Xavier Darcos vont siffler, ce week-end. L’association Santé et médecine du travail (SMT) tient son congrès les 12 et et 13 décembre, à Paris. En tête des thèmes figure, sous l’intitulé « actualités professionnelles », la réforme de la médecine du travail, dont le ministre a dévoilé les grandes orientations le 4 décembre dernier. Présidée par Annie Loubet-Deveaux, la SMT, qui fédère non seulement des médecins, mais aussi des spécialistes scientifiques et sociaux se préoccupant de la santé des travailleurs dans leur activité professionnelle, est précisément, parmi toutes les organisations professionnelles spécialisées, la plus critique à l’égard du projet gouvernemental.
Son appréciation est très sévère, « tant le texte montre d’incompétence d’analyse, d’incompréhension des véritables questions et de mise à distance des principe de prévention du point de vue de l’intérêt général, et se situe, par conséquent, à la limite de l’inconstitutionnalité ».
Dans le détail, l’association, proche de la CGT, critique la gestion majoritaire des services de santé au travail (SST) par les employeurs, l’insuffisance de la dimension prévention et ce qu’elle considère comme un « risque de gestion dans une perspective de rentabilité ». La plupart de ces critiques sont reprises, quoiqu’en termes mesurés, par le Syndicat général des médecins du travail (SGMT), rattaché à la CFE-CGC. Cette dernière rappelle qu’elle tient toujours à la disposition du gouvernement ses propositions en la matière, qui tiennent en une trentaine de pages bien tassées. « On attendait une réforme, on aura une déforme », s’amuse son président, Bernard Salengro.
Plus sérieusement, analyse-t-il, « le système opaque des services de santé au travail continuera, sans difficultés, avec les dérives financières qui ont défrayé la chronique ». De son côté, le Syndicat national des professionnels de la santé au travail (SNPST) alerte sur la pénurie de médecins du travail. « C’est un élément clé du système, et aucune réforme ne peut aboutir sans la résolution de ce problème », insiste la secrétaire générale, Mireille Chevalier, qui laisse toutefois la porte ouverte au dialogue avec le ministère du Travail.
Elle vient d’ailleurs d’écrire à Jean-Denis Combrexelle, directeur général du travail, chargé de la mise en forme et des choix techniques, pour lui proposer « une nouvelle rencontre, afin de pouvoir apporter des éclairages sur certains points de la réforme à venir, notamment pour des réflexions concernant les professionnels de la santé au travail ». Dont notamment la formation d’infirmières spécialisées et le positionnement des SST dans le paysage administratif national. La réforme ne devant être bouclée que d’ici la fin premier semestre 2010, il resterait du temps pour d’éventuels ajustements.
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Cette 2e édition actualisée et enrichie rend compte des évolutions concrètes et des débats dont font l’objet les risques psychosociaux. Un éclairage pluridisciplinaire vivant destiné à tous les acteurs engagés dans la compréhension et le traitement de ces questions : directions, services des ressources humaines, médecins du travail, élus du personnel, préventeurs, juristes, services sociaux…
L’ employeur doit mettre en place une politique de prévention reposant sur plusieurs axes : évaluer les risques notamment par l’élaboration du document unique, adapter le travail à l’homme, informer, former et délivrer des instructions adaptées aux salariés. Parallèlement, il doit veiller au respect des procédures légales de protection de la santé et de la sécurité des salariés.
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