Le scénario est malheureusement bien connu : quand l’économie chavire, ce sont les jeunes diplômés qui boivent la tasse les premiers. La France, qui s’illustre régulièrement pour ses mauvais résultats en matière d’emploi des jeunes, ne semble pas près, à ce titre, de voir le bout du tunnel. Publiées coup sur coup cet automne, trois enquêtes cernent l’ampleur des dégâts.
Selon les données du Haut commissariat à la jeunesse, en octobre, moins d’un jeune diplômé de 2009 sur trois (29 %), quel que soit son niveau de qualification (BTS, licence professionnelle, master, école de commerce ou d’ingénieurs), avait trouvé un emploi correspondant à ses attentes. Parmi les deux tiers restants, 43 % se déclaraient toujours en recherche ; 9 % sont en stage et 19 % occupent un “emploi d’attente”.
En comparant le nombre d’offres de premier emploi sur les trois premiers trimestres 2009 à celui enregistré en 2008 pour la période équivalente, l’Association pour faciliter l’insertion des jeunes diplômés (Afij) constatait, de son côté, une baisse moyenne de 44 % (-60 % pour les CDI).
Les jeunes cadres ont également leur part de difficultés : entre janvier et août 2009, le volume d’offres de premier emploi publiées par l’Association pour l’emploi des cadres (Apec) a dégringolé de 38 %. Selon la note de conjoncture de l’Apec, parue en octobre, seulement 23 % des entreprises de plus de 100 salariés envisageraient d’embaucher un jeune diplômé au cours du quatrième trimestre 2009, soit la proportion la plus basse constatée depuis le début du baromètre, en 2002. Il y a un an, elles étaient 43 % dans ce cas.
(…)
Lire la première partie de l'enquête en pdf : "Jeunes diplômés 2009 : la mauvaise passe"
10 millions d’euros en faveur de l’emploi des jeunes dans les quartiers sensibles
Les jeunes estiment que l'intérim est un vecteur d'insertion professionnelle
Toutes les semaines, recevez par courriel l’essentiel de l’actualité juridique et sociale
- Quand peut-on recourir au travail temporaire ?La loi fixe une liste limitative de cas de recours dont les plus fréquents sont le remplacement d'un salarié et l'accroissement temporaire de l'activité de l'entreprise utilisatrice.
- Quels contrats signer ? Une relation triangulaire s'établit entre l'ETT, le salarié temporaire et l'entreprise utilisatrice à travers la conclusion de deux contrats : le contrat de mise à disposition et le contrat de mission.
- Quel statut pour le salarié temporaire ? Salarié de l'ETT, le salarié temporaire bénéficie d'une situation comparable à celle des salariés de l'entreprise utilisatrice, notamment en matière de rémunération et de conditions de travail.
Ce numéro juridique revient en détail sur le principe de non-discrimination. L’âge figure parmi
ces discriminations interdites : il ne peut apparaître comme critère lors de la procédure de
recrutement, ainsi l’auteur de la discrimination peut être sanctionné pénalement.
Sont ensuite abordés les contrats et aides facilitant l’embauche du senior ainsi que la gestion de
sa carrière autour de deux axes : préparer la deuxième partie de sa carrière et aménager sa fin de
carrière.
Découvrez les autres portails métiers de Wolters-Kluwer France :