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Le Medef, une « PME » ingouvernable ?

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Organisation patronale

Le Medef, une « PME » ingouvernable ?

Jean-Charles Simon vient de démissionner du Medef dont il était le codirecteur général délégué depuis novembre 2008. La troisième défection en moins de trois ans. Que se passe-t-il au Medef ?

06/01/2010 Gestion Sociale, 7/01/2010

Le Medef, une « PME » ingouvernable ?

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Le Medef devra-t-il faire appel à un cabinet de consultants pour trouver un mode de gouvernance viable, porté par des dirigeants qui s’inscrivent durablement dans leur mission ? L’option est ouverte, avenue Bosquet, depuis la démission surprise, ce 5 janvier, de Jean-Charles Simon, codirecteur général délégué de l’association patronale, en poste depuis novembre 2008. La troisième défection en moins de trois ans, après celles de Jacques Creyssel, licencié, et de son remplaçant, Pierre-Henri Ricaud, parti, lui, sur la pointe des pieds après seulement trois mois, sans dévoiler les raisons de sa décision, présentée officiellement comme « prise en accord avec la présidente », Laurence Parisot.

 

Echec d’un mode de management

Plus que les précédents clashes, le départ fracassant de Jean-Charles Simon marque l’échec d’un mode de management radicalement nouveau, porté en tandem avec Hélène Molinari, souhaité et approuvé par la présidente du mouvement, théorisé et décliné en interne comme à l’extérieur, à grand renfort de slides Powerpoint. Il s’agissait, selon le duo de quadras, de faire du Medef une organisation « proactive, ouverte, transparente, intégrant la dimension développement durable ».

 

New-deal

Des directions nouvelles avaient été ainsi créées, comme celle dédiée aux adhérents (fédérations professionnelles et Medef territoriaux), confiée à Vincent Le Roux, ou la direction « conjoncture économique » pilotée par Gérard de Lavernée. Le new-deal devait aussi se traduire sur le plan opérationnel par « le décloisonnement des services », la « réduction des hiérarchies » et un fonctionnement en mode projet. Enfin, il était question de « normaliser les relations sociales », au sein de la structure de tête du Medef, en la dotant d’un comité d’entreprise issu d’élections professionnelles.

 

Résistance des barons

La capacité de résistance au changement des barons aura été sous-estimée par Hélène Molinari – question démission, elle n’est pas solidaire de son alter ego –, qui connaît pourtant bien la maison pour en avoir été DGA et en avoir géré le réseau et la communication. Jean-Charles Simon, profil idéal déniché à l’Association française des entreprises privées (Afep), dont il était directeur, aurait pris une décision « irrationnelle ». Étonnant de la part d’un ex-trader (il a débuté dans les produits dérivés au sein de la banque Desdner Kleinwort Benson), d’un homme rompu aux subtilités politiques, puisqu’il a été directeur des études du RPR, et d’un businessman avisé, administrateur indépendant de Hi-Media, un des plus grands éditeurs de sites Internet grand public au monde.
Suite à cette démission acceptée, Hélène Molinari pourra compter sur l’appui de Stéphane Seigneurie, chef de cabinet de la présidente. Restera ouverte la question du recrutement d’un patron pour cette PME de 200 personnes, à direction instable, qui semble ingouvernable.

 

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