À l’issue de la sixième séance de la délibération sociale sur la modernisation du dialogue social, le 5 janvier, l’ensemble des partenaires sociaux ont affiché leur satisfaction, estimant cette séance positive. La délégation patronale a en effet accepté de retenir comme base de travail à un état des lieux des IRP en France, étape préalable à une éventuelle négociation sur le sujet, la « grille d’analyse des contenus du dialogue social » réalisée par la CFDT et complétée par les autres organisations syndicales, depuis la séance du 17 novembre.
Le patronat a accepté pour l’essentiel « la grille d’analyse des contenus du dialogue social » élaborée par les syndicats, qui classe les prérogatives des comités d’entreprise, comité d’hygiène et de sécurité (CHSCT) et délégués du personnel sous trois têtes de chapitre : « bilan et perspectives économiques », « politique d’emploi, compétences, rémunérations », « vie au travail, organisation et durée du travail, conditions de travail ».
La séance du 27 janvier prochain permettra de poursuivre la délibération sociale autour d’un état des lieux accepté par tous. Elle sera consacrée, selon les termes de Gabrielle Simon (CFTC), au « repérage des doublons, des éléments manquants devant être intégrés, et de ce qui doit être simplifié » dans les règles encadrant le dialogue social. Marcel Grignard (CFDT) précise, dans le même sens, qu’il s’agira, le 27 janvier, de procéder à une « analyse qualitative de l’existant ».
Marie-Alice Medeuf-Andrieu (FO) se félicite du travail réalisé en commun par les syndicats pour aboutir à la grille définitive, mais précise que, pour l’instant, ils ont « travaillé sur de l’existant et rien que de l’existant ». Michel Doneddu (CGT) souligne, pour sa part, que « l’essentiel, ce sera la suite », et que « l’état des lieux n’est pas parfaitement neutre et a été élaboré de manière à pouvoir présenter certaines revendications, notamment en matière de droits d’intervention des salariés ». Pour Gabrielle Simon, « la perspective est positive ». Elle attend avec l’ensemble des syndicats que soient abordés les thèmes de la rémunération des dirigeants, du partage de la valeur ajoutée, de la gouvernance et de la sécurisation du parcours du militant syndical.
Patrick Bernasconi, chef de file de la délégation patronale, a déclaré, quant à lui, que « l’état d’esprit de cette réunion laisse augurer des avancées certaines lors de la prochaine » séance, ce qui devrait conduire au lancement de la négociation. « Notre volonté, c’est bien d’aller à une négociation », a-t-il affirmé. Selon lui, « le dispositif IRP est très lourd, si on peut lui apporter un peu de lisibilité, c’est important ».
Vers une négociation sur la modernisation du dialogue social
Dialogue social dans les TPE : UPA et syndicats envisagent un texte commun
Toutes les semaines, recevez par courriel l’essentiel de l’actualité juridique et sociale
C'est d'abord au législateur qu'il appartient de déterminer comment promouvoir la diversité ; c'est ensuite aux partenaires sociaux d'inventer les moyens d'assurer concrètement à tous les salariés leur place dans la communauté professionnelle, au-delà de leurs différences.Mais le droit du travail doit aussi beaucoup, ici comme ailleurs, à la Cour de cassation, comme le démontrent les derniers arrêts rendus le 8 juin 2011 en matière d'égalité de traitement entre salariés appartenant à des catégories professionnelles différentes.
La loi du 20 août 2008 portant rénovation de la démocratie sociale a profondément modifié les règles concernant le droit syndical dans l'entreprise. Ce Numéro juridique revient en détail sur ...
Découvrez les autres portails métiers de Wolters-Kluwer France :