Le Pdg du groupe d’assurances Axa, Henri de Castries, n’en fait pas mystère : il veut continuer à réduire les charges de personnel en France et dans les grands pays européens, en améliorant la productivité et en introduisant des formes d’organisation plus flexibles, plus réactives. Croissance et rentabilité priment. Sans elles, pas d’emplois, a-t-il répété sur tous les tons, lors du dernier comité de groupe européen, sans craindre les réactions de ses interlocuteurs.
Sa démarche « lean management » promet sang et sueur : « Il est impossible de garantir l’emploi dans les pays matures », dit en substance le patron d’Axa. Il laisse entendre que la volonté de Bruxelles d’obliger les compagnies à augmenter leurs fonds propres pourrait l’inciter à se tourner davantage vers les pays émergents. Non seulement en y créant de nouvelles activités, mais aussi en y transférant des effectifs aujourd’hui situés en Europe.
D’ailleurs, le mouvement est déjà engagé. Rien que dans les fonctions liées aux nouvelles technologies (Axa IT), près de 2 000 emplois européens ont déjà été délocalisés vers des pays low cost, dont 1 100 vers l’Inde, 800 vers le Maroc et 19 vers le Mexique, selon une note interne de Véronique Weill, chief operating officer, qui dirigeait cette branche jusqu’à la fin de l’année dernière. Une autre filiale, Axa Tech, créée en 2002 pour gérer l’infrastructure informatique, a déplacé 253 jobs hors d’Europe.
Le DRH de cette société interne, Yves Laurent, en prévoit 133 autres, d’ici à fin 2011.
Pour autant, le groupe financier met un point d’honneur à garantir des conditions de travail correctes à ses collaborateurs, où qu’ils se trouvent. Une délégation du comité de groupe, qui s’est rendue à Rabat en octobre dernier, a pu ainsi constater que « les contrats de travail sont respectueux des droits des salariés » : 44 heures de travail hebdomadaires, assorties de trois semaines de congés par an. Cela n’empêche pas les syndicats de demander un effort supplémentaire en matière de développement durable. Henri De Castries promet d’ouvrir ce chantier dès juin.
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- Quand peut-on recourir au travail temporaire ?La loi fixe une liste limitative de cas de recours dont les plus fréquents sont le remplacement d'un salarié et l'accroissement temporaire de l'activité de l'entreprise utilisatrice.
- Quels contrats signer ? Une relation triangulaire s'établit entre l'ETT, le salarié temporaire et l'entreprise utilisatrice à travers la conclusion de deux contrats : le contrat de mise à disposition et le contrat de mission.
- Quel statut pour le salarié temporaire ? Salarié de l'ETT, le salarié temporaire bénéficie d'une situation comparable à celle des salariés de l'entreprise utilisatrice, notamment en matière de rémunération et de conditions de travail.
Ce numéro juridique revient en détail sur le principe de non-discrimination. L’âge figure parmi
ces discriminations interdites : il ne peut apparaître comme critère lors de la procédure de
recrutement, ainsi l’auteur de la discrimination peut être sanctionné pénalement.
Sont ensuite abordés les contrats et aides facilitant l’embauche du senior ainsi que la gestion de
sa carrière autour de deux axes : préparer la deuxième partie de sa carrière et aménager sa fin de
carrière.
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