Tableau d’honneur ou bonnet d’âne ? Ce sera selon, a prévenu Xavier Darcos, le ministre du Travail. Les entreprises de plus de 1 000 salariés signataires d’un accord social sur la prévention du stress seront distinguées, les autres montrées du doigt. La distribution des prix commence sur le site Internet du ministère, à la date couperet du 1er février. A défaut d’accord, les entreprises qui veulent éviter le pilori doivent avoir commencé les négociations, établi un diagnostic et proposé un plan d’action.
Confronté à la trentaine de suicides de France Télécom, dont l’Etat français détient plus du quart du capital, mais aussi au malaise aigu des agents de Pôle emploi, institution publique où cinq salariés ont tenté de mettre fin à leurs jours, le gouvernement se devait de réagir rapidement.
Mais ce procédé, inhabituel en France, du “name and shame” à l’anglo-saxonne, qui fait peser sur les mauvais élèves un risque de réputation, peut-elle faire significativement évoluer les pratiques des entreprises, alors qu’une infime minorité d’entre elles s’étaient jusqu’ici préoccupées de décliner l’accord national interprofessionnel (ANI) de 2008 sur la prévention du stress ?
La période, marquée par une succession de suicides de salariés ces derniers mois, qui font suite à ceux des années 2006 et 2007 chez PSA, Renault ou EDF, commande une prise de conscience rapide de la part des employeurs. Et ce, d’autant plus que les juges sont venus les rappeler à leurs responsabilités plusieurs fois cette année. Impossible, désormais, de s’absoudre d’une politique de prévention des risques psychosociaux, qui devra, en outre, être mise en œuvre avec les partenaires sociaux.
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Lire la première partie de l'enquête en pdf : "Stress : l’organisation du travail en question"
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Cette 2e édition actualisée et enrichie rend compte des évolutions concrètes et des débats dont font l’objet les risques psychosociaux. Un éclairage pluridisciplinaire vivant destiné à tous les acteurs engagés dans la compréhension et le traitement de ces questions : directions, services des ressources humaines, médecins du travail, élus du personnel, préventeurs, juristes, services sociaux…
L’ employeur doit mettre en place une politique de prévention reposant sur plusieurs axes : évaluer les risques notamment par l’élaboration du document unique, adapter le travail à l’homme, informer, former et délivrer des instructions adaptées aux salariés. Parallèlement, il doit veiller au respect des procédures légales de protection de la santé et de la sécurité des salariés.
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