Entre 2004 et 2008, 7 406 places ont été créées au sein de 242 crèches d’entreprise, pour un coût de 35 millions d'euros. 14 500 places nouvelles sont programmées sur la période 2009-2012, selon un bilan de la Cnaf qui organisait, le 27 janvier, une conversation sur la façon dont les entreprises peuvent aider leurs salariés à concilier vie professionnelle et vie familiale.
La dynamique des crèches d’entreprise est donc lancée, comme l’illustre le cas de L’Oréal. Depuis l’inauguration de sa première crèche, en 2006, le groupe en a déjà ouvert quatre pour un total de 76 places, et deux autres sont annoncées en 2010.
Une véritable politique d’entreprise, donc, selon Emmanuelle Lièvremont, directrice de la diversité et de la santé au travail du groupe, qui se caractérise par :
- son accessibilité vis-à-vis du personnel. « Les places sont attribuées par une commission indépendante de la direction, sur des critères sociaux et familiaux », a-t-elle expliqué. Sur les 144 salariés à en avoir déjà bénéficié, toutes les catégories de personnel sont représentées à égalité, et « 21 % sont des papas » ;
- la conclusion de partenariats, afin, précise-t-elle, de « garantir la pérennité de l’établissement ». Outre la recherche d’autres entreprises et le pilotage de la crèche confié à un prestataire de la petite enfance, le groupe passe des accords avec les collectivités locales concernées.
- la recherche de cofinancements. Sachant, rappelle Emmanuelle Lièvremont, qu’« un berceau coûte, hors réduction fiscale, entre 12 000 euros et 18 000 euros par an, selon le coût du foncier », le groupe bénéficie de deux types d’aide. Grâce au crédit d’impôt famille, il peut se faire rembourser jusqu’à 50 % de ses dépenses de fonctionnement (plafonnées depuis 2009 à 1 million d'euros). Il bénéficie aussi d’un financement de la CAF, grâce à son « contrat enfance et jeunesse », en échange de l’alignement de ses tarifs sur ceux d’une crèche traditionnelle.
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Cette 2e édition actualisée et enrichie rend compte des évolutions concrètes et des débats dont font l’objet les risques psychosociaux. Un éclairage pluridisciplinaire vivant destiné à tous les acteurs engagés dans la compréhension et le traitement de ces questions : directions, services des ressources humaines, médecins du travail, élus du personnel, préventeurs, juristes, services sociaux…
L’ employeur doit mettre en place une politique de prévention reposant sur plusieurs axes : évaluer les risques notamment par l’élaboration du document unique, adapter le travail à l’homme, informer, former et délivrer des instructions adaptées aux salariés. Parallèlement, il doit veiller au respect des procédures légales de protection de la santé et de la sécurité des salariés.
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