Seuls, ils s'avouent insuffisamment armés face à la déferlante des risques psychosociaux en entreprise. Une enquête menée auprès de 450 praticiens, présentée par Michel Niezborala , donne la mesure du problème. La moitié d'entre eux, surtout les seniors, n'ont aucune formation initiale spécifique dans ce domaine. Ils se sont auto-initiés sur le tas ou ont profité de l'expertise des centres hospitaliers universitaires (CHU), quand il en existe à proximité de leur lieu d'exercice. L'enquête révèle que les médecins du travail souhaitent s'inscrire dans une logique de partage entre pairs et rêvent d'un cadre pluridisciplinaire. Ne serait-ce qu'en raison du creux démographique que connaît leur profession. Selon les derniers chiffres disponibles, on recense en tout 7 023 médecins du travail et seulement 1 000 infirmiers détenteurs d'un diplôme de santé au travail. Mais les passerelles ne sont pas si simples à jeter. Les médecins du travail seraient perdus dans le maquis des expertises, toutes les disciplines concernées (psychologie, ergonomie, sociologie des organisations, consulting RH, etc.) ne quadrillant pas le territoire comme sait le faire l'ordre des médecins. Si elle veut maintenir un dialogue franc et suivi avec les entreprises, la profession doit aussi veiller à préserver le sacro-saint secret médical. Difficile, par exemple, d'alerter la direction d'une petite entreprise dont les trois quarts des salariés se plaignent d'un excès de stress, sans trahir les employés qui ont confié leurs états d'âme sous le sceau de la confidentialité. « Au niveau d'une région, il y a de nombreux acteurs, de nombreux partenaires, mais il ne faut pas en rester à des logiques connues, il faut regarder de plus haut, sans toutefois perdre de vue le salarié et l'employeur » , encourage Jean-François Caillard , professeur au CHU de Rouen. Il souligne au passage que ce qui est valable pour la santé et l'équilibre mental des travailleurs l'est aussi pour l'amiante ou les troubles musculo-squelettiques. Les structures régionales de santé au travail pourraient, en l'occurrence, s'inspirer de l'expérience en cours en Midi-Pyrénées, à l'initiative de la Dirrecte. Elle consiste à associer, au sein du groupe Cap pluridisciplinarité, des représentants de la médecine du travail, de la caisse régionale d'assurance maladie, des services de santé au travail, des représentants du personnel et même des assistantes sociales, afin de travailler ensemble à la prévention. L'ergonome Françoise Verdier demeure prudente : « La pluridisciplinarité demande du temps et ne remplace pas le temps médical. »
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Cet ouvrage propose une présentation détaillée des règles légales, conventionnelles et jurisprudentielles propres au « travail à distance », et fait ressortir leur articulation avec le droit commun. L’auteur consacre une place importante à la question de la rémunération du travail accompli dans ces conditions.
Après avoir dressé un panorama du contexte général de l’employabilité, l’auteur analyse les caractéristiques propres aux juniors et aux seniors, puis détaille les outils pratiques d’une gestion active des âges et des compétences. Cet ouvrage aidera les chefs d’entreprises, les équipes RH, les managers ainsi que les collaborateurs à mener leurs réflexions sur ce thème et à mettre en place les actions pertinentes, que ce soit en PME et TPE ou dans les grandes entreprises.
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