Un rapprochement précédé de nombreux débats et rapports, dont celui du conseiller d'État Thierry Tuot. Le champ de compétence du futur organisme est vaste : de la surveillance des boissons dégrisantes en tête de gondoles, jusqu'aux risques d'exposition aux produits chimiques dans les usines.
Il s'agit, explique le gouvernement, de « faciliter une approche plus globale des risques et de leur impact sur la santé, et de rationaliser la mobilisation de l'expertise, souvent peu nombreuse dans des domaines très pointus ».
Aux commandes de cet organisme en devenir depuis septembre 2009, Marc Mortureux, qui dirigeait l'Afssa. L'ex-DG adjoint de l'Institut Pasteur, ancien directeur de cabinet de Luc Chatel, alors secrétaire d'État à la consommation et à l'industrie, n'aura pas la tâche si aisée qu'il y paraît. Même s'il a disposé d'un délai de neuf mois pour préconfigurer l'Agence, en façonner les structures et roder le fonctionnement.
Pas facile de gagner la confiance de toutes les équipes. À l'Afsset, qui ne compte qu'environ 150 salariés, beaucoup ont le sentiment de vivre une OPA de la « grande maison d'en face » qu'est l'Afssa, forte d'une armée de 1 100 collaborateurs. Ils attendent avec impatience l'organigramme officiel et la gouvernance de l'Anses, en guettant la place qu'y occupera leur jeune patron, Martin Guespereau. Censé travailler en binôme avec Marc Mortureux, il se fait discret.
L'inquiétude persiste également dans les rangs des partenaires sociaux (organisations patronales, syndicats et associations) qui siègent au conseil d'administration de l'Afsset. Ils se demandent si la nouvelle institution, qui répond – aussi – à des impératifs d'économies, ne verra pas ses missions diluées, au moment où émergent de nouvelles atteintes liées aux radiofréquences, aux nanomatériaux ou aux risques psychosociaux.
Rien qu'en 2009, le ministère du Travail a fait plancher l'Afsset sur les fibres d'amiante, les éthers de glycol et les agents cancérogènes, mutagènes et reprotoxiques (CMR). La même disponibilité sera-t-elle de mise au sein de l'Anses ? « Il appartient à la nouvelle institution de démontrer que la fusion correspond à une plus-value », rassure le directeur général du travail, Jean-Denis Combrexelle.
À Maisons-Alfort, siège de l'Anses, on se veut serein. Par exemple, note Jean Lesne, chef de département recherche, veille et international de l'Afsset, l'appel à projet de recherche sera maintenu, ainsi que les partenariats. Et les synergies joueront à plein.
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Cette 2e édition actualisée et enrichie rend compte des évolutions concrètes et des débats dont font l’objet les risques psychosociaux. Un éclairage pluridisciplinaire vivant destiné à tous les acteurs engagés dans la compréhension et le traitement de ces questions : directions, services des ressources humaines, médecins du travail, élus du personnel, préventeurs, juristes, services sociaux…
L’ employeur doit mettre en place une politique de prévention reposant sur plusieurs axes : évaluer les risques notamment par l’élaboration du document unique, adapter le travail à l’homme, informer, former et délivrer des instructions adaptées aux salariés. Parallèlement, il doit veiller au respect des procédures légales de protection de la santé et de la sécurité des salariés.
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