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Un recul record de l’emploi en 2009

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Emploi et chômage

Un recul record de l’emploi en 2009

En 2009, 255 000 emplois ont été perdus en France métropolitaine, soit 110 000 de plus qu’en 2008. Il s’agit d’un « un recul annuel historique de l’emploi », estime la Dares ...

10/08/2010 Liaisons Sociales Quotidien, 11/08/2010

dans une étude sur le bilan de l’année 2009 en termes d’emploi, de chômage et de population active, publiée le 3 août. L’économie française, retrouve de ce fait un niveau d’emploi proche de celui qui prévalait à la mi-2006 et a ainsi perdu le bénéfice des deux années de croissance en 2006 et 2007, ajoute-t-elle.

 

337 000 emplois détruits dans le secteur marchand

Comme en 2008, les pertes d’emploi sont dues à l’emploi salarié du secteur marchand non agricole qui a perdu 337 000 postes en 2009. Ces pertes ont toutefois eu tendance à ralentir au cours de l’année, l’essentiel ayant été observé du 4e trimestre 2008 au 3e trimestre 2009.

L’industrie a été fortement impactée par le retournement de l’activité, l’année 2009 marquant une nouvelle détérioration de l’emploi industriel avec 168 000 emplois perdus (- 4,8 %). Le constat est moins sévère si l’on intègre les intérimaires, dont le nombre d’emplois perdus est passé de 93 000 en 2008 à 8 000 en 2009. Au total, le recul de l’emploi industriel, intérimaires compris, n’est pas plus prononcé en 2009 (- 176 000 postes) qu’en 2008 (- 78 000). La Dares souligne qu’en 2009, les effets de la crise ont en effet plutôt concerné les formes d’emploi les moins flexibles (v. ci-dessous), alors que l’intérim est déjà reparti à la hausse en cours d’année.

La construction a subi les effets de la contraction d’activité plus tardivement. Ce n’est qu’à partir de la fin de 2008 que l’emploi dans la construction a entamé une baisse continue. Ainsi, en 2009, 47 000 postes ont été perdus alors que le bilan de 2008 restait positif (+ 8 000 postes).

Le sectaire tertiaire, qui avait encore créé 23 000 emplois en 2008, a, à son tour, enregistré des destructions nettes d’emploi en 2009 (- 102 000).

 

Progression de l’emploi salarié non marchand

L’emploi salarié non marchand, moins sensible aux cycles conjoncturels, a peu subi la baisse d’activité survenue au printemps 2008. Il est même resté fortement créateur d’emplois en 2009 (+ 75 000 postes d’après l’Insee), soit une progression supérieure à 2008 (+ 38 000) et proche de 2007 (+ 69 000).

Cette situation résulte principalement de la hausse des entrées en contrat aidé en 2009, des moyens financiers importants ayant été dégagés à cet effet en raison de la profondeur de la crise. Ces moyens ont de surcroît été revus à la hausse en cours d’année et une enveloppe spécifique a été dégagée à partir de juin 2009 pour des « contrats d’accompagnement dans l’emploi passerelle ».

 

Les personnes en CDI touchées à leur tour par la crise

Au début de la crise, les personnes ayant un emploi stable ont été relativement moins touchées que les autres par la chute de l’activité économique car les contrats flexibles, CDD et intérim, constituent la première variable d’ajustement de l’emploi aux variations de l’activité économique.

Mais la crise persistant, les salariés du privé bénéficiant d’un CDI ont commencé à être touchés. Début 2009, la part des personnes en emploi stable s’est stabilisée, puis a diminué au second semestre. Au quatrième trimestre 2009, 77,7 % des personnes en emploi étaient en CDI ou titulaires de la Fonction publique, ce qui reflète une baisse de la proportion de personnes âgées de 15 à 64 ans en emploi stable de 1,0 point sur 2009.

DARES, Analyses n° 050, juillet 2010

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