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Elior restauration soutient par la GPEC les salariés les plus vulnérables

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EMPLOI ET CHÔMAGE

Elior restauration soutient par la GPEC les salariés les plus vulnérables

Elior et les syndicats CFE-CGC, CFTC et FO ont signé, le 4 avril, un accord de GPEC (gestion prévisionnelle des emplois et compétences) pour les 21 000 salariés employés dans les activités de restauration collective du groupe.

18/04/2012 Liaisons Sociales Quotidien, 19/04/2012

Disposer des compétences nécessaires aux évolutions stratégiques dans un contexte fortement concurrentiel, renforcer l’employabilité de salariés, offrir à des salariés « vulnérables » des « dispositifs incitatifs supplémentaires », maintenir dans l’emploi les seniors, veiller au déroulement de carrière des salariés ayant des responsabilités syndicales. Tels sont les principaux objectifs de l’accord triennal sur la GPEC conclu le 4 avril 2012 par la direction d’Elior, la CFE-CGC, la CFTC et FO.

Cet accord couvre l’ensemble des sociétés de restauration du groupe, c’est-à-dire Elior Entreprises (ex-Avenance Entreprises), Elres (ex-Avenance Enseignement et Santé), Arpège et L’Alsacienne de restauration, et concerne donc un total de 21 000 salariés.

Le renforcement du dialogue social

Dans un souci de partage des informations et de concertation autour de la GPEC, les comités d’entreprise ou, le cas échéant, le CCE sont informés et consultés, chaque année, sur la stratégie du groupe « à horizon de deux, voire trois ans » et ses impacts sur l’emploi. « Dans un souci d’échanges constructifs complémentaires », une synthèse des informations sera « cascadée » auprès des différents comités d’établissement. La commission GPEC, réunissant les signataires de l’accord, se voit confier un rôle « actif » d’analyse, d’échange et de proposition.

Elle se réunit quatre fois par an. Pour des raisons d’efficacité, ses membres doivent être choisis parmi les représentants des salariés ayant une sensibilité particulière avec la thématique de l’emploi, de la formation professionnelle ou de la gestion des carrières. La commission reçoit des bilans portant sur le déroulement des entretiens professionnels, sur la mobilité, sur la structure des effectifs. Elle est informée des actions engagées par les différentes sociétés en matière de formation. Un des objectifs de ses travaux est l’identification des métiers émergents, en développement ou en « tension ».

L’accompagnement des salariés

L’accord définit le mode d’accompagnement des salariés durant leur carrière.

Ceux-ci seront informés des évolutions des métiers grâce aux « fiches métiers » de l’Observatoire des métiers de l’hôtellerie-restauration et au guide des métiers du groupe (40 fiches synthétiques), accessible sur l’intranet.

L’information du personnel porte aussi sur les parcours de formation. Elior rappelle qu’au cours des trois années précédentes, 767 parcours qualifiants ont été suivis au sein du groupe, dont 29 ont permis l’obtention d’un CQP assistant d’exploitation.

La mobilité interne est aussi encouragée grâce au placement des salariés volontaires en « parcours de mobilité ». L’accord en détaille les outils et les modalités : mise en place d’un progiciel « Profils.net » pour consulter les offres et postuler, priorité aux ressources internes, période probatoire, maintien de l’ancienneté acquise au sein du groupe, prise en charge des frais de déménagement, de réinstallation, congé de déménagement d’un jour, etc. Ce droit au volontariat ne remet cependant pas en cause les clauses de mobilité « particulières » de certains contrats de travail.
Les publics prioritaires, les seniors

L’accord charge la commission GPEC d’identifier les « publics prioritaires » (métier en voie de disparition, personnel vulnérable…) pouvant bénéficier de programmes individuels renforcés et de mesures d’aide au repositionnement professionnel.

Dans les six mois d’un classement dans cette catégorie, un salarié doit se voir proposer un bilan d’étape professionnelle préparant une réorientation. Il dispose dans ce cadre d’un DIF bonifié de 25 %, plafonné à 150 heures. Elior prend aussi en charge, à défaut de financement par le Fafih (l’Opca de la branche), une démarche de VAE, dans la limite de 1 000 € par dossier. Le salarié peut aussi choisir une mobilité externe; dans ce cas, s’il a au moins cinq ans d’ancienneté chez Elior, il peut bénéficier d’une période probatoire pendant sa période d’essai, lui permettant, le cas échéant, de réintégrer son précédent emploi ou un emploi similaire, assorti d’une rémunération équivalente.

La commission GPEC est informée chaque année de la signature et des modalités de mise en œuvre des accords seniors conclus dans toutes les sociétés relevant de l’accord de GPEC. Ce dernier prévoit, à côté du tutorat, le recours au monitorat, pour « accompagner tant les nouveaux embauchés que les salariés en mobilité interne ». Sur les sites d’au moins 30 salariés, le moniteur bénéficie d’un parcours de formation spécifique.

Les représentants des salariés

Un des volets de l’accord GPEC porte sur le déroulement de carrière des représentants du personnel et syndicaux (RPS), l’objectif, selon les signataires, étant de créer un « véritable statut du RPS ». Sont aussi concernés les conseillers du salarié et les administrateurs de caisse de retraite.

L’accord prévoit, outre des aménagements de poste, notamment des « entretiens de prise de mandat » avec les responsables hiérarchiques ou les RRH, ainsi que des entretiens professionnels périodiques (tous les deux ans), confiés aux membres des DRH pour les RPS dont la durée des mandats est d’au moins quatre ans et qui consacrent à ces fonctions au moins la moitié de leur durée de travail annuelle.

Ces mêmes RPS peuvent bénéficier d’un plan de formation pluriannuel personnalisé et d’une valorisation de leur expérience syndicale.

S’agissant de la rémunération, dès que la durée d’exercice du mandat d’un RPS dépasse huit ans, la direction s’engage à lui garantir une classification minimale au regard du niveau de diplôme ou de qualification obtenus et du poste susceptible d’être occupé. Et au terme du mandat, Elior garantit un repositionnement du RPS à un poste « tenant compte des nouvelles compétences acquises ».

Accord du 4 avril 2012 sur la GPEC dans les activités restauration d’Elior
www.wk-rh.fr/actualites/upload/Accord-GPEC-Elior-4-4-2012.pdf

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