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Le groupe STEF souhaite « s'adapter efficacement » grâce à son dispositif de GPEC

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EMPLOI ET CHÔMAGE

Le groupe STEF souhaite « s'adapter efficacement » grâce à son dispositif de GPEC

La direction du groupe STEF, « logisticien du froid » assurant des activités de transport, des prestations logistiques et de gestion de systèmes d’information, liée au pilotage des stocks, a signé, début mai, un accord de groupe triennal sur la gestion des emplois et des compétences avec cinq des six organisations syndicales.

29/05/2012 Liaisons sociales quotidien, 29/05/2012

Le groupe STEF souhaite « s'adapter efficacement » grâce à son dispositif de GPEC

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« Le marché des transports et de la logistique est un marché fortement concurrentiel et en constante évolution. Dans ce contexte d’évolution permanente, anticiper l’évolution de métiers et l’accompagner a toujours été et reste à ce jour un enjeu majeur pour le groupe Stef ». Tel est le préambule de l’accord relatif à la GPEC, signé début mai par la direction et les syndicats CFDT, CFE-CGC, CFTC, FO et FNCR (Fédération nationale des chauffeurs routiers) du groupe, et qui concerne plus de 14 000 salariés.

La CFTC souligne que la négociation a duré plus de quatre ans et appelle la direction à avoir une vision suffisamment prospective pour que la GPEC soit possible. Pour la CGT, non signataire, l’accord se contente de donner un « outil de solution RH » à une direction qui a refusé la consultation du comité d’entreprise européen et organise « a minima » celle du comité de groupe français.

Trois thèmes de GPEC

C’est un accord antérieur, consacré au dialogue social, qui a « identifié la GPEC comme un thème d’intérêt commun à l’ensemble des sociétés du groupe ». Toutefois, les signataires du nouvel accord ont décidé d’exclure de son champ la CMN (Compagnie méridionale de navigation), compagnie maritime desservant les ports corses, à cause de la spécificité de son mode d’exploitation (délégation de service public) et de son autonomie de gestion.

Information des élus du personnel

L’accord comporte tout d’abord des dispositions sur l’information-consultation des représentants du personnel. Il précise que la direction veillera à ce que la procédure d’information-consultation du comité de groupe sur la stratégie ne se substitue pas aux attributions des comités d’entreprise (CE), « dès lors que des projets seraient susceptibles d’avoir des répercussions sur la marche générale de l’entreprise et/ou l’emploi. ». Une présentation des orientations stratégiques du groupe sera faite dans chacun des CE. Les informations économiques, sociales et financières , « propres à éclairer » le comité de groupe sur la stratégie de la direction, incluent une synthèse portant sur l’activité économique et la désignation des métiers dont l’évolution nécessite un plan d’adaptation. Entre autres informations sociales, l’accord cite la mesure de l’ancienneté du personnel, la consolidation des formations réalisées, une synthèse des DIF acceptés et refusés ainsi qu’un suivi des méthodes de recrutement et de sélection. La commission GPEC du comité de groupe sera aussi destinataire d’un suivi qualitatif des réponses données aux souhaits d’évolution professionnelle.

Bourse de l’emploi et formation

L’accord engage la direction à recenser , dans un délai d’un mois, tous les postes ouverts au recrutement dans le groupe. Il veut contractualiser et renforcer les politiques de gestion de carrière.
Le groupe confirme sa « politique de pépinière  », en s’engageant à faire suivre aux jeunes diplômés qu’il embauche un parcours d’intégration de deux ans, permettant l’apprentissage des différents métiers opérationnels et fonctionnels de STEF. En ce qui concerne la politique de formation, STEF prend en compte les organisations du travail reposant sur des horaires décalés ou des horaires de nuit  : les actions du plan de formation suivies en journée ne peuvent avoir pour conséquence de réduire la rémunération des salariés formés, par suite de la suppression des majorations de salaire habituelles. S’agissant des ouvriers et employés , le groupe s’engage à ne pas invoquer la place « considérable » des formations obligatoires, pour leur interdire l’accès à d’autres formations que celles leur permettant de continuer à occuper leur poste.

La direction s’engage à poursuivre le développement du recours aux périodes de professionnalisation, « qui sont déjà très utilisées » au sein du groupe. Le tutorat , assuré par des volontaires, formés spécifiquement, doit être valorisé par une majoration de salaire, dont les différentes entreprises du groupe fixeront le montant, en respectant un plancher, fixé par le groupe.

Incitation à la mobilité interne

La «  gestion par la mobilité doit permettre d’apporter une réponse aux nécessités d’adaptation de l’emploi aux évolutions des métiers et aux aspirations des salariés », affirme l’accord. Dans cet esprit, le texte organise des périodes probatoires d’un mois lors des mobilités professionnelles, la cessation de cette période probatoire, qu’elle soit à l’initiative de l’entreprise ou décidée par le salarié, « replaçant celui-ci dans ses fonctions antérieures ». Par ailleurs, le salarié bénéficie de la reprise intégrale de son ancienneté, ainsi que la garantie du transfert de l’ensemble de ses droits et accessoires de salaire et de ses droits à DIF. « Le PEE et la garantie des frais de santé étant des contrats groupe , le salarié en bénéficiera dans les mêmes conditions qu’avant son transfert », précise encore l’accord. Rappelant qu’un statut collectif ne se transfère pas, le texte indique qu’il reste « cependant tout à fait possible, dans le cadre des avenants de mutation, de prévoir contractuellement le maintien des dispositions des accords de la société d’origine, qui pourraient être plus favorables que celles applicables dans la société d’accueil ».

En ce qui concerne l’accompagnement de la mobilité géographique en cas de changement de lieu d’affectation au sein du groupe modifiant le lieu de travail d’au moins 20 kilomètres ou augmentant les temps de trajet aller-retour d’au moins une heure et demie, l’accord prévoit une compensation des frais engagés par le salarié au cours de la « période de reconnaissance », le moment de la « prise de fonction » et l’installation définitive. Ainsi, les frais de réinstallation sont-ils pris en charge par la société d’accueil dans la limite de 4 000 €.

Accord de groupe de mai 2012 relatif à la gestion prévisionnelle des emplois et de compétences dans le groupe STEF
http://www.wk-rh.fr/actualites/upload/Stef-accord-gpec-2012.pdf

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