logo WK-RH

Le portail dédié aux acteurs du social, des ressources humaines et du management.

Accueil
Actualités RH
Des accords signés, mais pas toujours respectés

xx Actualité sociale xx


AVANT-SCÈNE

Des accords signés, mais pas toujours respectés

Une note d’Entreprise & Personnel s’alarme de la multiplication des divergences entre signataires, lors de la mise en œuvre des accords collectifs.

21/02/2013 Gestion Sociale, 21/02/2013

Michèle Rescourio-Gilabert, Jean-Pierre Basilien et Sophie Pagès, qui la signent, sont formels : « On assiste à un paradoxe. La négociation d’entreprise ne s’est jamais autant développée depuis ces dernières années. Mais trop souvent, la phase de déploiement de tous ces accords ne fonctionne pas. » Chez Michelin, les cols bleus râlent parce que la DRH tarde à appliquer l’accord sur le développement et l’évolution professionnelle des agents. Signé fin 2011 par la CFDT, la CFTC, FO et Sud, ce texte vise à préciser les critères et conditions de progression, à rendre plus visibles les parcours de carrière en fixant des postes repères. Le dispositif concerne potentiellement 80 % des effectifs de non-cadres. La mise en œuvre, censée débuter depuis mars 2012, balbutie encore. La direction promet que tout s’accélérera à partir de juin prochain. Les syndicats signataires ne demandent qu’à la croire, mais peinent à contenir l’impatience des collaborateurs intéressés. Le cas de Bibendum n’est pas isolé Chez Verallia, à Cognac (16), la grogne monte contre le non-respect du dispositif « Cognac évolution », un mécanisme qui doit favoriser les progressions de carrière. Ces jours-ci, la CGT organise des réunions dans les ateliers pour faire pression. Quelques jours auparavant, une autre usine du groupe, située à Chalon-sur-Saône (71), avait été secouée par un débrayage surprise pour un motif similaire : application insatisfaisante d’un accord sur l’organisation du travail, signé en juin 2012. C’est du moins ce qu’explique le délégué CGT, Dominique Sponalli. Chez Areva, c’est la CFDT qui accuse la direction de ne pas respecter un engagement écrit datant de 2010 : celui d’embaucher 400 salariés handicapés en trois ans, dont 120 CDI. « Cet objectif est tout simplement bafoué », gronde le syndicat, qui a entrepris une démarche auprès du ministère du Travail pour que l’agrément (qui ouvre le droit à des exonérations de pénalité) soit annulé. Même la GPEC, thème habituellement consensuel, l’est de moins en moins. Entre les objectifs définis et les résultats obtenus, les représentants des salariés notent des différences notables qu’ils attribuent à l’insuffisance du suivi. C’est le cas de GlaxoSmithKline ou encore de Degrémont. Pour les experts d’Entreprise & Personnel, la complexité croissante des thèmes de négociation n’est pas étrangère à la situation. Ils citent l’exemple des NAO. Instituées pour inciter les partenaires sociaux à discuter des rémunérations, elles sont devenues un fourre-tout, source d’insatisfaction de part et d’autre. « S’y retrouvent pêle-mêle la durée du travail, l’évolution de l’emploi, la prévoyance, l’égalité professionnelle. » À tel point que les partenaires sociaux conviennent qu’il faut engager une réforme.

« Pour signaler un contenu indésirable ou illicite, nous vous invitons à nous contacter à l'adresse suivante : contact@wk-rh.fr. »