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Un détecteur de mensonges à l’usage des DRH

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Un détecteur de mensonges à l’usage des DRH

La société Midot, fondée par un criminologue, propose des « tests d’intégrité » qui sondent l’honnêteté des candidats et des salariés.

26/11/2008 Gestion Sociale, 27/11/2008

Un détecteur de mensonges à l’usage des DRH

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Après la certification des titres et diplômes, la revue des références professionnelles, les tests de personnalité, la grapho et l’assessment center, voici maintenant les « tests d’intégrité » qui sondent l’honnêteté.

Integritest pour les candidats à l’embauche et Trustee pour le personnel déjà en place, bénéficiant par exemple d’une promotion ou souhaitant une mobilité vers un poste jugé sensible. Il s’agit de questionnaires en ligne, dont les modules s’ajustent selon les besoins des entreprises. Cela peut aller de l’exploration de l’histoire personnelle du salarié jusqu’au détecteur de mensonges.

 

Cyber-interrogatoire

Ainsi, un cyber-interrogatoire de 20 minutes (une centaine de questions) déterminerait à coup sûr si un postulant est « fiable » ou non. Une expérience menée à l’université de Derby (Angleterre) aurait confirmé le sérieux de ce genre d’évaluation, assure la société Midot, fondée par le criminologue Ishayau Sigi Horowitz, créateur des « tests d’intégrité ». Pour vanter l’intérêt de son outil, l’entreprise affirme que « 35 % des échecs dans les entreprises ainsi que les raisons des dépôts de bilans sont causés par le manque de loyauté des directeurs ou des employés ». D’où l’importance « d’évaluer le niveau de risque qu’un individu ou une équipe d’employés soit impliquée dans un acte immoral ou illégal au travail ». Midot assure que le procédé est blindé contre toute dérive, « non discriminatoire, juste, conforme aux normes juridiques ».

 

Réticence des CE

Plusieurs multinationales utilisent l’un ou l’autre module. Parmi elles, Manpower, Adecco, Pepsi, ou encore Toys R’Us. Mais la plupart n’en font usage que dans les pays émergents : Roumanie ou Mexique entre autres. L’importation en France par Lapid consulting, entreprise créée en juin dernier et gérée par Nathalie Dian, n’ira pas sans attirer l’attention de la Cnil et de la Halde. Sans parler de la probable réticence des CE.

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