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Unédic : dans les coulisses de la négociation

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AVANT-SCÈNE

Unédic : dans les coulisses de la négociation

Les partenaires sociaux ont encore au moins trois rounds de négociations, avant de formaliser la future convention de l’assurance chômage.

06/02/2014 Gestion Sociale, 06/02/2014

Unédic : dans les coulisses de la négociation

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Ils se retrouveront les 13 et 27 février et le 13 mars. Mais les grandes manœuvres ont commencé. Ces jours-ci, le Medef va organiser des rencontres bilatérales avec les centrales syndicales dans le but de présenter un texte dès la prochaine séance, selon nos informations. Les premières pistes d’économies se dessinent. Elles concernent les règles particulières appliquées aux intérimaires, appelées annexe 4 dans le jargon de l’Unédic et celles concernant les techniciens du spectacle, alias annexe 8, ainsi que l’assurance chômage des artistes, dite annexe 10. Le DG de l’Unédic, Vincent Destival, et ses services sont formels, ces exceptions coûtent cher : 340 M€ pour les travailleurs temporaires et 320 M€ pour le show-business, professionnels de la scène et des coulisses confondus. Pour le Medef et son chef de file, Jean-François Pilliard, il est temps d’étendre aux intérimaires le mode de calcul appliqué aux travailleurs en CDD. Une position guère éloignée de celle de la CFE-CGC, qui prône l’harmonisation de l’indemnisation des contrats courts. Quant au secteur du spectacle, « le rôle de l’assurance chômage n’est pas de financer la politique culturelle », dit en substance le patronat.
Les syndicats, qui réclament le maintien des droits des chômeurs, ne pourront pas défendre toutes les catégories. Même la CGT, fervent défenseur des intermittents, admet que les annexes « peuvent éventuellement faire l’objet de négociations à part, dans un sens plus solidaire ». Autre piste d’économie : l’indemnisation de l’activité occasionnelle ou limitée, à concurrence de 15 mois, était censée inciter les chômeurs à s’activer. Elle s’avère complexe et ruineuse. Surtout lorsqu’elle s’applique aux autoentrepreneurs et aux intérimaires. Les employeurs font observer l’explosion du nombre d’utilisateurs et la fréquence de recours au dispositif, alors que le taux de retour à l’emploi ne s’améliore pas. La CFTC reconnaît que l’activité réduite a pu être détournée de son but initial. La CFE-CGC en demande la simplification. La CGT tient à préciser que « la précarité n’est pas le choix des femmes à bas salaire du commerce et du nettoyage, ni des ouvriers les moins qualifiés de la construction ». Quoi qu’il en soit, ces rabotages ne suffiront pas à rétablir l’équilibre global de l’Unédic. D’autant plus que les droits rechargeables, nés de la loi de sécurisation de l’emploi, promettent d’alourdir les dépenses. La négociatrice CFDT, Véronique Descacq, en attend des résultats, mais reconnaît que son déploiement n’ira pas sans conséquences sur l’activité réduite et les annexes. FO, non signataire du texte qui l’institue, emmenée par Stéphane Lardy, s’interroge sur le financement. La CGT, elle, croit savoir où trouver les fonds idoines : les 4,4 Mds€ que coûtent les ruptures conventionnelles, qu’elle honnit.

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