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Le recul des investissements menace l’emploi dans le médicament

Alors que la commission des affaires sociales de l’Assemblée nationale débute l’examen du PFLSS 2015, les entreprises du médicament interpellent les pouvoirs publics sur la fragilisation de l’appareil productif.

par Anne Fairise 14/10/2014 Liaisons Sociales Magazine

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« Si vous aimez l’entreprise, Monsieur Valls, préservez son outil de production pharmaceutique ! ». Patrick Errard, le président du Leem (les entreprises du médicament), tirait la sonnette d’alarme sur la fragilisation de l’appareil productif français de médicaments et de vaccins, le 14 octobre, en ouverture d’un colloque sur la production pharmaceutique intitulé : « la France face à ses responsabilités ! ».

Un événement opportunément organisé le premier jour de l’examen du projet de loi de finances pour la sécurité sociale 2015 par la commission des affaires sociales de l’Assemblée nationale. Le projet prévoit un renforcement des mesures de promotion des génériques et une baisse des prix des médicaments (1 milliard d’économies attendues).

 Or selon une étude réalisée par le cabinet Arthur D.Little, la pression sur les prix, sur les coûts et sur les volumes a un impact direct sur les investissements : c’est le principal frein à l’investissement dans les usines produisant des molécules chimiques. Problème, ces sites constituent l’ossature de l’appareil productif tricolore. Ils ont supporté 60% des investissements en 2013 et représentent 85% des 40.800 emplois directs de production. « Toute mesure de déremboursement se traduit, à terme, par une baisse de 65% des volumes de production du médicament concerné », a rappelé Frédéric Thomas, directeur du pôle santé chez Arthur D.Little.

 Les investissements productifs reculent déjà depuis trois ans, selon une enquête de ce cabinet auprès de 224 sites implantés dans l’Hexagone. La centaine de sites ayant répondu à l’enquête ont investi 810 millions d’euros en 2013, contre 930 en 2010 (soit un recul de 12,9%).

 Sachant que les répercussions de l’absence d’investissements sur l’emploi se font sentir « trois à cinq ans plus tard » selon Patrick Biecheler, associé chez Roland Berger, l’avenir est sombre. Source d’inquiétude mise en avant par ce second cabinet: 60% des 40.800 emplois industriels directs sont liés à la fabrication de molécules chimiques et à forte maturité, qui sont plus sensibles aux baisses de prix ou menacées de substitution par les génériques.

Face à cette situation jugée inquiétante, les entreprises du médicament exigent plusieurs mesures d’urgence, à commencer par une stabilité des prix ou une vision pluriannuelle des niveaux de prix, susceptibles selon elles de préserver les volumes de production des médicaments traditionnels (et les emplois attachés) et de stimuler l’investissement dans les productions d’avenir.

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