Novalis et Taitbout ont amorcé la série en entérinant, le 16 décembre dernier, lors de leurs assemblées générales respectives, leur dissolution et la fusion des deux groupes pour donner naissance au 1er janvier 2009 à Novalis-Taitbout.
« Nous nous complétons en termes de couverture géographique et de portefeuilles clients, explique Jean-Paul Lacam, directeur général de la nouvelle entité, mais également à l’international avec des offres de protection sociale à destination des expatriés ».
Novalis et Taitbout occupera le 3e rang des groupes de protection sociale en retraite Agirc-Arrco et le 4e en prévoyance. En interne, retraite et prévoyance restent séparées, et « la gestion paritaire se veut renforcée », selon Myriam Fourcade, vice-présidente CGT du conseil d’administration, qui précise que la parité est respectée entre Novalis et Taitbout au sein de la sommitale. Concernant le personnel, si aucune suppression de poste n’est prévue, des négociations vont démarrer en vue de l’harmonisation des statuts. L’objectif pour le groupe est dorénavant de poursuivre son développement dans la prévoyance.
« Nous souhaitons atteindre 1,2 Md€ de cotisations encaissées dans cette partie d’ici 2011 contre 900 M€ aujourd’hui », poursuit Jean-Paul Lacam. Le groupe n’exclut pas de poursuivre sa stratégie de fusion et « examine les possibilités qui s’offrent à lui dans ce domaine », selon Maurice Ballue, président CFDT du CA. Côté retraite, le gros chantier pour Novalis-Taitbout sera la préparation de l’Usine retraite, puisque le groupe a été désigné « groupe pilote ».
Autre fusion actée au JO du 30 décembre dernier : celle de Canarep prévoyance, caisse de l’enseignement privé, auparavant intégrée à B2V, et de Uniprévoyance. Une fusion qui fait suite à des difficultés de gestion de cette caisse. En effet, l’Autorité de contrôle des assurances et mutuelles (Acam) avait pointé un fort manque de provisions et une marge de solvabilité bien inférieure aux normes préconisées par la profession. La solution retenue a donc été celle d’une fusion avec Uniprévoyance « malgré de fortes réticences », selon Bernard Lachaux, président CFE-CGC du groupe, dues notamment au caractère professionnel de cette caisse. Celle-ci deviendra donc une section paritaire dénommée «Prévoyance Canarep», au sein d’Uniprévoyance.
Ce début d’année 2009 sera enfin marqué par la fusion des groupes Apri et Ionis, qui doit être entérinée le 8 janvier prochain, lors d’une Assemblée générale extraordinaire.
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