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Une mission parlementaire va « réinterroger la notion d'aptitude »

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Médecine du travail

Une mission parlementaire va « réinterroger la notion d'aptitude »

Michel Issindou, député PS de l'Isère, chargé d'animer la mission parlementaire sur "Aptitude et médecine du travail", détaille ses objectifs. Elle va notamment analyser les difficultés de la médecine du travail 18 mois après sa réforme.

par Véronique Vigne-Lepage 25/11/2014 Entreprise & Carrières

Une mission parlementaire va « réinterroger la notion d'aptitude » Michel Issindou est membre de la commission des Affaires sociales et a été rapporteur du volet pénibilité de la réforme des retraites

SUR LE MÊME THÈME

Pourquoi le gouvernement vient-il de vous confier une mission sur le thème “aptitude et médecine du travail” ?
Non seulement parce qu’il fallait un membre de la commission des affaires sociales, mais aussi parce que j’ai été rapporteur du volet pénibilité de la réforme des retraites. Le Premier ministre a pensé que le lien était facile à faire : ceux qui ont le plus besoin de médecine du travail sont ceux qui vivent des situations de travail difficiles. Car l’objectif, in fine, est de préserver la santé au travail : pour le bien de tous, mais aussi pour les retraites, dont l’âge légal a été repoussé. Cette mission a été décidée car, après dix-huit mois de mise en œuvre de la réforme de la médecine du travail, un besoin d’approfondissement est remonté du terrain, notamment sur la notion d’aptitude. Ma mission comporte une part d’évaluation de cette mise en œuvre insatisfaisante.

Quels problèmes allez-vous examiner ?
Les contentieux sont nombreux, notamment du fait de délais trop longs pour obtenir un rendez-vous. La visite de première embauche est typiquement ce qu’il faut revoir, car elle concerne des jeunes, le plus souvent en pleine santé, pour lesquels une consultation approfondie en lien avec le travail n’est pas indispensable. En parallèle, nombre de salariés ne se présentent pas aux visites annuelles, car ils sont suivis par leur généraliste. C’est un peu “à la carte”… Nous devons donc faire des propositions permettant de centrer les médecins du travail sur les vrais besoins. C’est une mission d’efficience, prenant en compte l’insuffisance de leur nombre. Nous devons d’ailleurs chercher pourquoi cette spécialité n’attire plus, voire évaluer si une spécialisation est indispensable.

Comment allez-vous travailler et avec quel planning ?
Je vais collaborer avec Pierre Boissier, chef de l’Igas, Christian Ploton, DRH de Renault, et Sophie Fantoni-Quinton, professeure de médecine du travail et docteur en droit. Nous planifions ces jours-ci nos auditions de médecins du travail, de syndicalistes, d’experts et d’universitaires. Nous allons établir un calendrier pour terminer en janvier ou février. Après, je ne pense pas que cela puisse rester sans suite, mais je ne sais pas si cela sera dans un texte particulier à la médecine du travail, dans le dispositif de simplification de Thierry Mandon (*) ou encore dans la loi santé, qui doit précisément être présentée début 2015. Propos recueillis par

* Secrétaire d’État à la Réforme de l’État et à la Simplification.

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