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BPCE renforce son dispositif de GPEC et met en place un contrat de génération

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BPCE renforce son dispositif de GPEC et met en place un contrat de génération

Anticipant les profonds changements à venir dans la profession bancaire (dues aux règles prudentielles, aux nouvelles technologies, etc.), BPCE a révisé les dispositions de son accord du 28 octobre 2011 relatif à la gestion prévisionnelle des emplois et des compétences (GPEC) pour en renforcer la dynamique en signant, le 20 janvier 2015, un nouvel accord triennal sur le sujet. Dans ce cadre, le groupe a mis en place un contrat de génération.

04/03/2015 Liaisons Sociales Quotidien, 05/03/2015

BPCE renforce son dispositif de GPEC et met en place un contrat de génération

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La direction de BPCE a signé, le 20 janvier 2015, un accord relatif à la GPEC avec les syndicats CFDT et CGC. Ce texte s’inscrit dans la continuité de celui d’octobre 2011, « qui a contribué à la construction du groupe, en posant les fondamentaux d’une véritable politique de gestion dynamique des métiers et des compétences » et entend renforcer ses effets. De plus, il intègre de nouvelles dispositions légales sur les entretiens professionnels au bénéfice des 108 000 salariés du groupe. Il définit en outre un contrat de génération.

L’Unsa, signataire de l’accord de 2011 mais pas de celui de 2015, regrette une négociation « bâclée » et un résultat « insipide ». FO, dans la même situation, souligne que l’accord est « truffé de références » à un projet stratégique élaboré sans concertation et qu’il y manque des outils indispensables, telle qu’une « cartographie des métiers négociée ».

Cartographie des métiers et intégration des talents

Parmi les orientations stratégiques que BPCE s’est fixées figurent, souligne l’accord, la volonté de devenir un bancassureur de plein exercice ainsi que la prise en compte des changements de comportements des clients et de la dématérialisation de certains processus de travail. Dès lors, l’anticipation de l’évolution des emplois, grâce à l’identification des métiers sensibles et des nouveaux métiers, est un élément essentiel de la GPEC. « C’est dans cette optique que l’Observatoire des métiers a été créé », en octobre 2011, soulignent les signataires (v. Bref social nº 15984 du 28 novembre 2011). L’observatoire établit des diagnostics, en s’appuyant sur les travaux des observatoires prospectifs, réalisés dans chaque branche représentée au sein du groupe. Pour sa part, la DRH a établi une cartographie des métiers qu’elle actualise régulièrement.

Les politiques de recrutement des entreprises doivent prendre en compte ces perspectives d’évolutions. Pour « attirer et intégrer les talents », elles sont tenues d’utiliser des parcours d’intégration, incluant la présence d’un référent et le recours à des parcours de formation individuels. Elles devront en outre tenir compte des engagements pris en matière d’égalité professionnelle, avec l’objectif d’une proportion de 43 % de femmes cadres fin 2017.

Le recrutement de jeunes en CDI

BPCE s’engage à favoriser la formation et l’insertion des jeunes de moins de 30 ans par des recrutements en CDI. Le groupe envisage ainsi de recruter au moins 50 % de salariés de moins de 30 ans parmi tous ses recrutements annuels en CDI. « Compte tenu de la pyramide des âges et des départs prévisionnels à la retraite, ces recrutements représenteront, a minima, 1 200 salariés de moins de 30 ans par an, dont 5 % issus de l’alternance ».

Par ailleurs, en matière de recrutement par l’alternance, BPCE se fixe comme objectif d’atteindre un taux de 3,5 % d’alternants à fin 2017. À titre d’illustration, indique l’accord, le nombre d’alternants recrutés en 2013 était de 2 232, soit environ 3,2 %. Enfin, BPCE s’engage à faciliter l’intégration d’alternants, le cas échéant à l’extérieur du groupe, faute d’opportunité au sein de BPCE.

L’investissement formation optimisé

BPCE invite les entreprises du groupe à accompagner, par leurs plans de formation, ses « ambitions stratégiques ». L’accord rappelle aussi les caractéristiques du compte personnel de formation. Le groupe poursuivra l’utilisation de formations en classes virtuelles suivies sur le temps de travail. Il « cible » 60 000 heures dispensées en 2017, selon cette modalité. Il veut aussi se doter d’une offre formations interactives en télé­enseignement. BPCE s’engage par ailleurs à appuyer le développement de dispositifs de formations certifiantes, auxquels le groupe fera de la publicité, notamment pour ceux ciblés comme prioritaires. La volonté d’optimiser l’investissement en formations s’accompagne d’un engagement de faire progresser l’accès à la formation des femmes, avec l’objectif de compter 45 % de femmes dans les programmes dédiés au management.

Les parcours professionnels

La cartographie des métiers définit les passerelles de mobilité entre métiers. Le développement de la mobilité doit être au service des parcours professionnels, ajoute l’accord. Les « principes directeurs » de cette mobilité incluent une communication des offres d’emploi par le groupe, l’absence de période d’essai et la reprise de l’ancienneté. L’accord fixe les mesures d’accompagnement de la mobilité (congés de déménagement, prise en charge des frais, aide à la recherche d’un logement, indemnité de double résidence et aide au conjoint).

Le groupe sera solidaire vis-à-vis d’une entreprise « confrontée à des évolutions collectives ayant un impact sur ses effectifs ». Les entreprises du groupe effectueront dans ce cas, sur sollicitation de cette société, la recherche d’emplois disponibles. Cette recherche est menée prioritairement par les entreprises du même métier (banque de détail, assurance, informatique bancaire, etc.). Ce n’est qu’à défaut d’emploi en leur sein, ou en cas de refus par le salarié d’une offre de reclassement, que les recherches seront élargies à toutes les entreprises du groupe.

L’emploi des salariés seniors

BPCE s’engage à maintenir, d’ici 2017, la part des salariés de 55 ans et plus inscrits aux effectifs fin 2013 (16,4 %). L’accord ajoute que, en fonction de ce taux d’emploi, de la nécessité de rééquilibrer la pyramide des âges, des profils de recrutement nécessaires, et compte tenu de la politique de promotion interne du groupe, BPCE devrait recruter au moins 3 % de salariés de 45 ans et plus sur la période couverte (de 2015 à 2017).

Un temps partiel aidé est ouvert par ailleurs à des salariés de 58 ans et plus, ayant au moins cinq ans d’ancienneté dans le groupe, qui s’engagent à partir en retraite dans les trois ans. Ils perçoivent alors une majoration de 7 % de leur rémunération brute de base proratisée et ils peuvent cotiser pour la retraite sur la base de leur salaire à temps plein, l’employeur prenant en charge sa part de cotisations sur cette base.

Accord du 20 janvier 2015 relatif à la GPEC du groupe BPCE
www.wk-rh.fr/actualites/upload/groupe-bpce-gpec-20-janvier-2015.pdf

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