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Premier emploi en RH : dur, dur !

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Premier emploi en RH : dur, dur !

HRcareers a réalisé l’une des rares enquêtes sur l’entrée des jeunes diplômés en RH sur le marché du travail. Ce dernier leur est défavorable mais l’alternance et certaines spécialités offrent cependant de belles opportunités.

par Emmanuel Franck 14/04/2015 Entreprise & Carrières

Quand les ressources humaines recrutent des jeunes diplômés RH, les premiers ne font pas de cadeaux aux seconds. C’est ce qui ressort d’un sondage récemment publié par HRcareers. Les créateurs de cette plate-forme d’offres d’emploi spécialisée dans les métiers des ressources humaines – jeune elle aussi, puisque lancée en décembre 2014 –, ont eu l’idée d’interroger de jeunes diplômés en RH frais émoulus de l’école afin de savoir comment se passait leur entrée sur le marché du travail. Leur étude (*) – sans doute la première du genre – dessine un marché de l’emploi peu favorable aux candidats, mais avec tout de même des opportunités.

Trop de diplômés ?. « Il existe environ 300 masters et 300 licen­ces RH qui produisent, chaque année, aux alentours de 15 000 diplômés, c’est sans doute trop », estime Aziz Boustil, dirigeant de HRcareers. Le marché est donc saturé, ce que confirment par ailleurs les enquêtes de l’Apec sur le nombre de candidatures par offre de cadre RH.

Néanmoins, plus d’un quart (29 %) des jeunes diplômés en RH interrogés par HRcareers – très majoritairement des bac + 5 –, ont trouvé leur premier emploi alors qu’ils étaient encore en formation. « Il s’agit en général d’alternants dans de grandes entreprises, dont le contrat a été prolongé », explique Aziz Boustil. L’alternance est donc une manière de mettre le pied à l’étrier, d’autant que cette forme de contrat est assez développée dans la profession. « Certains jeunes diplômés ont même compris que leur formation leur servirait surtout à accéder à l’alternance », précise le patron de la plate-forme. À noter que 31 % des bac + 5 ont été embauchés pendant leurs études, contre seulement 23 % des bac + 3.

Manque d’expérience. Mais, à l’opposé, 27 % ont mis plus de trois mois pour trouver leur premier poste ; pour 14 %, cela a même pris plus de six mois. La première cause de refus qu’ils se sont vu opposer est le manque d’expérience. Les recruteurs exigent trois à cinq ans d’ancienneté dans la profession, or c’est précisément ce qui manque aux jeu­nes diplômés, malgré les stages et l’alternance. « Le leitmotiv de la fonction RH est qu’il faut laisser leur chance aux jeunes, et pourtant, les recruteurs ressortent l’argument de l’expérience pour refuser une candidature », regrette le jeune chef d’entreprise. Un candidat explique également que, « suite aux quotas imposés de salariés en alternance et aux risques de pénalités financières qu’elles encourent, certaines entreprises réservent des postes à ce type de contrat ». Ces postes-là sont donc fermés au CDI. Ce dernier reste cependant le contrat de travail le plus courant, puisque 42 % des jeunes diplômés en RH démarrent leur carrière sous ce statut. Le CDD représente 40 % des premiers contrats, l’intérim 9 % et le VIE 2 %.

La filière recrutement pâtit de son image. La spécialité qui embauche le plus est le recrutement (voir graphique ci-contre). Et de loin : 28 % des jeunes diplômés ont trouvé leur premier emploi dans ce domaine, dont la moitié en moins d’un mois, et la plupart du temps (60 %) en CDI, en général dans des cabinets de recrutement. « Le problème est que cette filière pâtit d’une mauvaise image auprès des jeunes diplômés, explique Aziz Boustil. Ils disent que c’est un travail répétitif : téléphone le matin, rendez-vous l’après-midi, et que les journées sont à rallonge puisqu’il faut recevoir les candidats après les heures de bureau. Ils craignent également de devoir y faire toute leur carrière. » Ce n’est pas totalement faux, s’agissant notamment des horaires. « Il y a pourtant de beaux parcours à faire dans le recrutement, plaide le dirigeant de HRcareers. C’est un métier intéressant, on y rencontre beaucoup de gens. Et, contrairement à ce que l’on pense, il permet d’évoluer vers autre chose après trois ou quatre ans, la formation notamment. Pour ceux qui restent dans le métier, il faut savoir que celui-ci s’enrichit de missions nouvelles : la marque employeur ou l’intégration. »

Admi­nistration du personnel. L’autre spécialité qui recrute est l’administration du personnel : elle représente 18 % des premiers emplois. « Cela peut être intéressant pour un bac + 3, estime Aziz Boustil. Après avoir occupé le poste d’assistant RH, on peut évoluer vers le projet RH, puis responsable des RH. » Selon lui, de belles opportunités existent également en SIRH, notamment du côté des éditeurs, qui ont besoin de professionnels des ressources humaines et pas seulement d’informaticiens.
Il apparaît donc plus porteur de débuter sur un poste de spécialiste que de généraliste : « Les postes de chargé de RH représentent le Graal, mais ils sont saturés, analyse Aziz Boustil. Heureusement, j’ai l’impression que les jeunes diplômés commencent à se rendre compte qu’ils ne sont pas obligés de passer par la filière généraliste pour accéder à un poste de RRH et de DRH. »

* Étude réalisée auprès des 300 professionnels des ressources humaines, diplômés en RH ou en droit social, majoritairement (87 %) âgés de 18 à 29 ans, entre le 22 décembre 2014 et le 19 janvier 2015. Le questionnaire a été diffusé via des réseaux sociaux ou par e-mail.


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