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Les leaders des crèches privées voient grand

Devenus des acteurs majeurs de la prise en charge des jeunes enfants, les réseaux Babilou et Les Petits Chaperons rouges sont lancés dans une course à la taille. Avec un impératif : fidéliser leur personnel.

par Sabine ­Germain 26/05/2015 Liaisons Sociales Magazine

Les leaders des crèches privées voient grand
© Alex Profit

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L’ambiance est étonnamment calme dans cette crèche flambant neuve de Boulogne-Billancourt. «C’est l’heure de la sieste», chuchote Alizée Chasleries, la directrice. Cette infirmière puéricultrice de 26 ans a débuté en hôpital avant de rejoindre Les Petits Chaperons rouges, il y a deux ans, puis d’être promue directrice de cette crèche de 60 places et 21 salariés en décembre.

Une crèche privée ? Alizée ne s’est pas posé la question: «J’aimais l’idée d’arriver à l’ouverture d’un nouvel établissement. J’ai aussi postulé dans une crèche municipale, mais je n’y ai pas senti de véritable projet pédagogique.» Cette question, Peggy Barbour s’y est confrontée plus distinctement: à 41 ans, l’éducatrice de jeunes enfants a expérimenté tous les types de structures (publiques, associatives, hospitalières) avant d’envisager de créer elle-même un lieu. En attendant, elle a accepté des missions d’intérim, dont un remplacement chez Babilou: «Cela correspondait exactement à ce que j’avais envie de faire.» Elle dirige aujourd’hui une crèche de 20 places rue Lecourbe, à Paris, et ne se voit pas aller ailleurs pour le moment.

Les toutes premières crèches privées ont ouvert en 2003, après la conférence de la famille ouvrant la prise en charge des jeunes enfants au secteur privé. Avec 900 établissements totalisant 30000 places, elles représentent aujourd’hui 10% du parc français, loin derrière le secteur public (70%), mais à quelques coudées du secteur associatif (20%).

Et ce n’est pas fini : près de la moitié des 10000 places créées chaque année le sont dans le privé. Et comme les Français s’obstinent à rester les champions européens de la natalité, les besoins sont considérables: il manquerait à ce jour 350000 places. Le potentiel de croissance demeure important pour les entreprises, notamment pour les deux leaders, Les Petits Chaperons rouges et Babilou (à ne pas confondre avec la crèche associative Baby-Loup rendue célèbre par le feuilleton judiciaire de sa salariée voilée).

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