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Les salariés plébiscitent le télétravail

Les salariés sont toujours très attachés au télétravail, selon la dernière enquête de l’observatoire du télétravail et de l’ERGOstressie. Pour autant, nombre de télétravailleurs jugent leur temps de travail plus long. Un vrai paradoxe.

par Eric Béal 08/06/2015 Liaisons Sociales Magazine

Les salariés plébiscitent le télétravail
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Une meilleure qualité de vie mais un temps de travail plus long. C’est la principale singularité soulevée par la dernière enquête de l’observatoire du télétravail et de l’ERGOstressie (Obergo). Intitulée « Télétravail : comment concilier liens de subordination et marges de liberté ? », cette enquête , administrée en ligne d'octobre 2014 à mars 2015, a été réalisée par Yves Lasfargue et Sylvie Fauconnier. Ils ont épluché les réponses de 444 salariés dont 406 bénéficiaient déjà du télétravail à domicile.

L’amélioration de la vie de famille

Comme les précécentes études conduites par l’Obergo, cette dernière fournée confirme que le télétravail a un impact positif sur la vie personnelle des salariés. 80% des personnes interrogées l'assurent quand 15% y voient plutôt des conséquences négatives. Les améliorations concernent d'abord la qualité de vie personnelle (95%) et familiale (89%), la suppression du stress et de la fatigue liés aux transports (87%), ou encore la liberté dans la gestion de son temps (85%). Concrètement, le télétravail engendre des heures de rentrée moins tardives et plus favorables à la vie de famille. Il permet ainsi d’accompagner les enfants à l’école ou bien facilite l'organisation familiale (courses, visites médicales).

A l’inverse près de deux tiers des répondants estiment que leur temps de travail a augmenté (61%). Et la raison invoquée peut paraître surprenante : une partie du temps de trajet gagné sur la journée est en effet convertie en temps de travail. Même chose concernant les temps de pause réduits à peau chagrin, déjeuner compris. Selon Yves Lasfargue et Sylvie Fauconnier, la majorité des salariés restés travailler à la maison cultive un sentiment de culpabilité par rapport à leurs collègues au bureau.

Marges de liberté

Les télétravailleurs plébiscitent surtout les marges de liberté qu'ils ont pu gagner dans le cadre du lien de subordination subsistant avec l’entreprise. Ceux qui ont la possibilité de modifier légèrement leurs horaires ont tendance à commencer le travail plus tôt le matin, de manière à avoir plus de temps libre le soir et de pouvoir s’occuper de leur famille. Pour tous, la possibilité de travailler seul sans les bruits de l’open space, la liberté d’organiser son lieu de travail dans un environnement familier ou celle de pouvoir faire une course rapide, sans demander l’autorisation au supérieur hiérarchique, est nettement appréciée.

Un seuil à 3 jours par semaine

Peu d’inconvénients donc apparaissent liés au télétravail. Moins d'un tiers des personnes intérrogées (27%) estiment que le télétravail augmente les coûts liés à l’activité professionnelle. Car travailler à la maison implique de se chauffer, de s'éclairer ou d'utiliser sa cuisinière pour déjeuner. Sans doute faut-il y voir les conséquences de la faiblesse des remboursements des dépenses liées au télétravail par l'entreprise. En général, celle-ci prend en charge jusqu'à 50% de l’abonnement ADSL. Pour le chauffage et l'électricité la prise en charge est de 2 à 5 euros par jour de présence à la maison.

Seule vraie difficulté : la multiplication du nombre de jours d'absence du bureau. Au delà du seuil de 2 ou 3 jours par semaine, une partie des télétravailleurs estime qu'il y a rupture du lien avec les collègues (pour 22% du panel) et la hiérarchie (25%). Les managers en télétravail sont les plus nombreux (45%) a percevoir cette rupture de lien avec leurs collaborateurs. Et 36% des télétravailleurs interrogés constate également des effets négatifs sur l’évolution de leur carrière ou de leur rémunération (36%).

Demandes de souplesse

Si le télétravail est de plus en plus réglementé par la loi ou les accords collectifs, les modalités d’application adopté par les entreprises ont tendance à être plus rigides. D'ou un besoin de souplesse exprimé par les télétravailleurs. Trois types de demande émergent dans les commentaires laissés sur le site du baromètre. Comme télétravailler deux jours par semaine au lieu d’un, gérer leur télétravail plus librement, afin de modifier le jour d’absence au bureau en fonction des urgences (réunion). Ou encore assouplir la planification du télétravail, au lieu de subir une organisation identique tout au long de l’année. Sur ce point, les auteurs soulignent que « c’est la souplesse dans la gestion du télétravail qui permettra de mieux concilier contraintes de la subordination et marges de libertés des salariés ». A bon entendeur.

 

 

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