Michelin va améliorer l’accord sur « le développement de la mixité dans l’entreprise », signé il y a trois ans. Des discussions sont en cours, en vue de son renouvellement. Le nouveau projet prévoit notamment des objectifs précis et des indicateurs de suivi chiffrés. Car en trois ans, la féminisation, poussive, n’a évolué que de 0,5 % pour arriver péniblement à 14,1 %. Et encore : à y voir de plus près, les femmes restent concentrées dans la catégorie « employés », vers le bas de l’échelle. On n’en trouve quasiment pas au nombre des agents de maîtrise, et seulement 14,5 % parmi les techniciens. Quant à l’encadrement, il compte dans ses rangs une femme sur six. Pas mal, mais peut mieux faire.
Cette fois, Michelin va prendre des engagements. D’ici à 2012, le nombre de femmes dans les fonctions commerciales et fabrication devra augmenter d’au moins 5 %. La CGC insiste pour qu’un pourcentage soit défini dans les plans de succession gérés par la direction du personnel (on ne parle pas de ressources humaines chez Michelin). Un « rapport sur la situation comparée des hommes et des femmes », métier par métier et par niveaux de salaire, sera publié chaque année. Aujourd’hui, il est impossible de savoir combien de femmes occupent des postes de responsabilité au niveau du groupe. « Notre entreprise à caractère majoritairement industriel évolue dans un contexte national où les filières de formation initiale sont encore aujourd’hui traditionnellement moins féminisées. Le flux d’embauche des années 70 et 80 a reflété ce qui se passait dans la société », explique la direction du personnel.
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C'est d'abord au législateur qu'il appartient de déterminer comment promouvoir la diversité ; c'est ensuite aux partenaires sociaux d'inventer les moyens d'assurer concrètement à tous les salariés leur place dans la communauté professionnelle, au-delà de leurs différences.Mais le droit du travail doit aussi beaucoup, ici comme ailleurs, à la Cour de cassation, comme le démontrent les derniers arrêts rendus le 8 juin 2011 en matière d'égalité de traitement entre salariés appartenant à des catégories professionnelles différentes.
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