Les 10, 11 et 12 février, les salariés des chantiers Sacer Atlantique de Toulouse et de Pau se verront proposer des “Cannabis verdict”, nom donné aux auto-tests qui décèlent la présence de la substance dans les urines. Plus de 500 tests ont déjà été distribués dans cinq agences de cette entreprise de travaux publics (1 500 salariés), filiale du groupe Colas. L’opération fait suite à des ateliers de sensibilisation sur les addictions, menés en 2007 et 2008, sur les risques liés à la consommation de psychotropes, animés par Marc Elie, formateur et ancien toxicomane. « En leur proposant ce test, nous répondons à un phénomène de société, affirme Nicolas Le Callonec, responsable formation et sécurité de Sacer. Notre démarche va dans le sens de la prévention et de la responsabilisation. Elle n’est ni moralisante, ni répressive, il n’est pas question de faire du dépistage. »
Le secteur du BTP intègre massivement des jeunes, les plus exposés à cette drogue. Sacer souhaite donc anticiper un risque émergent. « Nous insistons sur le temps d’élimination de la drogue. Nous faisons prendre conscience aux salariés que la consommation du week-end laisse des traces, qui constitueront des circonstances aggravantes en cas d’accident. Le test urinaire a l’avantage, à la différence du test salivaire, de révéler des traces datant de plusieurs jours ou de plusieurs semaines », explique Nicolas Le Callonec.
Le “Cannabis verdict” est accompagné d’un dépliant explicatif : mode d’emploi, risques sur la santé et sanctions encourues en cas d’accident. Il s’adresse aux consommateurs, aux fumeurs passifs et aux non-consommateurs, qui, capables de repérer les signes d’addiction, peuvent utiliser le droit d’alerte.
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Cette 2e édition actualisée et enrichie rend compte des évolutions concrètes et des débats dont font l’objet les risques psychosociaux. Un éclairage pluridisciplinaire vivant destiné à tous les acteurs engagés dans la compréhension et le traitement de ces questions : directions, services des ressources humaines, médecins du travail, élus du personnel, préventeurs, juristes, services sociaux…
L’ employeur doit mettre en place une politique de prévention reposant sur plusieurs axes : évaluer les risques notamment par l’élaboration du document unique, adapter le travail à l’homme, informer, former et délivrer des instructions adaptées aux salariés. Parallèlement, il doit veiller au respect des procédures légales de protection de la santé et de la sécurité des salariés.
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