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Épargne salariale : Un mode d'emploi à réviser

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Épargne salariale : Un mode d'emploi à réviser

Comment rendre les salariés acteurs de leur épargne ? La question est délicate tant la culture financière est déficiente dans l'Hexagone. La baisse des rendements et les nouvelles dispositions de la loi Macron vont inciter les entreprises à mieux communiquer.

par Hélène Truffaut 23/09/2015 Entreprise & Carrières

Développer l’épargne salariale dans les PME, favoriser l’épargne longue… Des dispositions de la loi Macron qui vont dans le bon sens. Mais qui ne changent rien au manque de culture financière d’une grande majorité de salariés (lire l’encadré p. 21) : « Nous en sommes encore à expliquer ce que sont l’intéressement et la participation, et les exonérations fiscales liées au blocage de ces sommes sur le PEE ou le Perco », explique Olivier de Fontenay, associé fondateur de la société de conseil et de gestion Eres. De là à parler d’une gestion éclairée de leur pécule…

Aucun conseil personnalisé
« Il y a beaucoup de lacunes et d’incompréhension autour de l’épargne salariale, y compris parmi les correspondants RH de nos différents sites, reconnaît Bruno Henri, représentant syndical du Sictame-Unsa Total et membre du conseil de surveillance des fonds d’épargne salariale du groupe pétrolier. D’autant que certaines grandes entreprises, à l’instar de Total, présentent différents régimes sociaux plus ou moins favorables en fonction des populations de salariés, d’où des dispositifs d’épargne en “poupées russes”, avec des croisements entre supports financiers et des politiques d’abondement différentes. Il est difficile de s’y retrouver. »

Difficile, également, pour le salarié épargnant, de sélectionner les fonds en toute connaissance de cause, poursuit Bruno Henri : « Les gens apprécient mal la notion de risque sur la durée. L’indi­cateur AMF du risque – la volatilité historique – suscite d’ailleurs des débats chez Total. »

Autre problème majeur : contrairement à ce qui se passe pour les particuliers, « le salarié investisseur ne bénéficie d’aucun conseil personnalisé adapté à sa situation. La spécificité collective de l’épargne salariale et le mode particulier de placement des produits financiers excluent de ce rôle l’entreprise et les sociétés de gestion », rappelaient, fin 2013, les Inspections générales des affaires sociales (Igas) et des finances (IGF), chargées d’une mission d’évaluation des différents dispositifs.

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