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Hippopotamus emploie des personnes handicapées via un nouveau cursus en alternance

Le Groupe Flo mise sur les contrats de professionnalisation pour recruter des personnes en situation de handicap. En Ile-de-France, il a noué un partenariat avec une école hôtelière.

par Catherine Abou El Khair 09/10/2015 Liaisons Sociales Magazine

Hippopotamus emploie des personnes handicapées via un nouveau cursus en alternance
© Groupe Flo

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Le Groupe Flo expérimente un nouveau cursus en alternance destiné aux personnes handicapées. L’une de ses enseignes, Hippopotamus, a monté, cette année, un partenariat spécifique avec l’École de Paris des Métiers de la Table, du Tourisme et de l’Hôtellerie. Aujourd'hui, 8 élèves, dont 4 venant du milieu protégé, travaillent comme commis de cuisine et se forment en parallèle pour obtenir le certificat d’agent polyvalent de restauration. « Ce sont principalement des personnes ayant un handicap cognitif ou mental. Le travail, plutôt répétitif, ne leur pose pas de difficultés, précise Laureen Carlier, chargée de mission Diversité au groupe Flo. En revanche, il est très difficile d’employer un public ayant des handicaps physiques lourds, en fauteuil roulant ou malvoyantes, sur nos postes. »

Adopter des mesures concrètes pour l'emploi des personnes handicapées constitue un réel engagement pour Hippopotamus, qui a signé, pour la troisième fois en 2014, un accord handicap agréé par la Direccte des Hauts-de-Seine. Cette forme spécifique de convention l’engage à dépenser la taxe qu’elle aurait dû normalement acquitter à l’Agefiph. Car le taux d’emploi de personnes handicapées au sein du Groupe Flo reste en-dessous du minimum légal : en 2014, 2,96 % des salariés étaient dans cette situation au sein des différents restaurants du groupe. 

L'alternance, voie "royale"

« Le Direccte des Hauts-de-Seine veut développer la professionnalisation des personnes handicapées. Elle nous a laissés le reliquat qui restait de l’accord précédent », explique Laureen Carlier. Et pour cause : les personnes handicapées sont particulièrement exposées au chômage. 22% des personnes reconnues travailleurs handicapés étaient demandeurs d’emploi en 2012, selon la Dares. Avec la crise, le chômage s’est plus fortement aggravé pour ces publics.

Des difficultés liées, notamment, à leur faible niveau de diplôme, que peut résoudre en partie l’alternance. « L’apprentissage est un classique dans le secteur de la restauration. Pour l’insertion des personnes handicapées, c’est une voie royale, car elle permet d’acquérir à la fois une expérience professionnelle et un diplôme », souligne Sandrine Roy, chargée de mission grands comptes à l’Agefiph, qui essaie de développer l’alternance depuis les années 2000.

Budgets handicap non dépensés

Et dans le cas d’Hippopotamus, l’accueil des personnes handicapées en alternance ne pose pas de soucis majeurs. « On n’a jamais vraiment eu à adapter les postes, puisqu’il consiste à rester en position debout, reconnaît Laureen Carlier. « La question de la sécurité ne se pose pas, puisqu’il n’y a pas de manipulations avec les couteaux. Les commis de cuisine sont surtout sur la mise en place, la préparation et le pesage des portions. Ils traitent les commandes, comme les entrées et les desserts, mais pas les plats chauds ou les grillades ». Seule contrainte : le rythme de travail doit rester soutenu. « Il faut parfois les faire changer de restaurant. De préférence dans les plus grands, là où la moindre productivité peut être plus facilement absorbée ».

Résultat, faute d'avoir à financer des aménagements spécifiques, difficile de dépenser l'ensemble du budget handicap. « Les OPCA prennent déjà en charge une partie de la formation », ajoute Laureen Carlier. Une fois payés tous les frais dont le fonctionnement de la mission handicap, la formation des tuteurs et l’accompagnement effectué par une association spécialisée, l’UNIRH, chargée de sélectionner et de suivre les candidats, il reste encore des sous. Un classique selon la DGEFP. « Les budgets prévus aux accords sont rarement complètement exécutés », note-t-elle dans un rapport.

Conséquence : les enseignes utilisent le reliquat via des campagnes de communication. Comme la chaîne thématique Youtube dédiée à l’emploi et au handicap dans la restauration, lancée l’an dernier par le groupe Flo. Ou la journée « Découverte », organisée cette année, dans plusieurs restaurants du groupe, à l’occasion de la Semaine du handicap, du 16 au 22 novembre prochain.

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