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La twittosphère cherche un repreneur pour un site industriel corrézien

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Revitalisation

La twittosphère cherche un repreneur pour un site industriel corrézien

Des adeptes du réseau social tentent de sauver 35 emplois menacés par la fermeture d'une usine pharmaceutique à Meymac. L'initiative a créé du buzz. Mais son efficacité reste très incertaine.  

par Manuel Jardinaud 16/10/2015 Liaisons Sociales Magazine

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Meymac, Corrèze, 2450 habitants. Sur les contreforts sud du plateau des Millevaches, son église abbatiale, son beffroi, son centre d’art contemporain... et son usine pharmaceutique définitivement fermée le 22 septembre 2015. Laissant sur le carreau 35 salariés.

Une histoire de faillite - celle du groupe Salem mis en liquidation judiciaire - comme il en existe tant en France. Sauf que la recherche désespérée d’un repreneur pour ce site, créé en 1990 par le groupe Bristol Myers Squibb, bénéficie d’un soutien inégalé sur les réseaux sociaux. Avec un signe de ralliement : #i4Emploi.

Au départ, un homme, Jean-Pierre Audy, ancien député européen et conseiller municipal de Meymac. A l’amorce de ce désastre économique pour le bassin d’emploi, il propose une table ronde avec les acteurs du dossier. Le sous-préfet la préside et fait entrer en scène la région, via Limousin Expansion, la CCI et les services de l’Etat. Sur son blog, l’homme politique met en ligne un document présentant l’offre de reprise.

Partager rapidement l'information

« J’utilise un peu Twitter alors, via la messagerie du réseau social, j’ai envoyé le lien à des personnalités que je connais, comme Jean-Pierre Raffarin qui a ensuite partagé l’information à partir de son compte », explique Jean-Pierre Audy. Un total de 300 personnes sont sollicitées. Le 26 septembre, il tweete également le document, partagé 100 fois sur le réseau depuis.


Quelques heures auparavant, Alban Jarry, membre influent du réseau avec plus de 27000 abonnés et qui a reçu le communiqué de Jean-Pierre Audy, fait à son tour tourner l’information sur le réseau social en y ajoutant un mystérieux mot-clé #I4Emploi.


« J’ai reçu le message de Jean-Pierre Audy juste après l’annonce des chiffres du chômage et il était mentionné que le temps était compté pour sauver cette usine », témoigne Alban Jarry. Il écrit un billet sur son blog et commence une discussion avec quelques utilisateurs de Twitter. Très vite, l’idée émerge de créer un collectif virtuel afin d’agir pour les salariés de Meymac.

Après quelques échanges, le #i4Emploi est préféré à #InfluencersPourEmploi d’abord imaginé pour fédérer cette communauté ad hoc. Le phénomène prend de l'ampleur, de nombreux acteurs du réseau social s’emparant du mot-clé. « L’idée était de sensibiliser des repreneurs éventuels », ajoute Alban Jarry.

Au fil des jours, #i4Emploi change de dimension. Ceux qui l’affichent dans leur profil Twitter s’engagent à aider les personnes en recherche d’emploi en partageant leurs candidatures. À ce jour, environ 250 personnes arborent le mot-clé. Ce qui leur permet, potentiellement, de toucher directement 500 000 comptes. « Ce succès était réellement imprévisible », s’en étonne encore Alban Jarry.

Impact limité pour Meymac

Et son impact sur le site de Meymac ? Plutôt limité... « Un seul représentant d’un potentiel repreneur ayant fait le dépacement a eu connaissance de l’offre de reprise de l’usine par ce biais-là », assure Patrick Bernié, le sous-préfet de Corrèze qui coordonne le dossier.

Au final, hors #i4Emploi, 300 entreprises ont été contactées, un peu plus de 100 se sont manifestées et une dizaine de visites ont eu lieu. Les collectivités territoriales ont même mis 30 000 euros à disposition du mandataire judiciaire afin de garder le site en état de fonctionnement. Le sort des 35 salariés va se jouer avant la fin octobre. Mais une issue positive est très incertaine.

 

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