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Les lents progrès des usines textiles de Dacca

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Axelle de Russé

Bangladesh

Les lents progrès des usines textiles de Dacca

La sécurité des ateliers connaît des avancées dans la capitale du Bangladesh. Mais les conditions de travail indécentes perdurent et les droits des ouvriers restent à la traîne. Reportage sur place.

par Elsa Fayner, envoyée spéciale 21/10/2015 Liaisons Sociales Magazine

Les lents progrès des usines textiles de Dacca
© Axelle de Russé

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Les biches traversent l’enclos pour se faire prendre en photo, tandis que les paons jouent les indifférents. Quand un visiteur est accueilli chez Beximco, il a droit à la visite du parc et au restaurant climatisé au bord du lac. Une rareté à Dacca, la capitale du Bangladesh intoxiquée aux pots d’échappement et aux relents qu’exhalent les déchets sous plus de 35° C.

Dans cette entreprise textile, 30 000 ouvriers assemblent chemises, tee-shirts et jeans pour Kiabi, H&M, Zara ou Bershka.Comme si elles n’avaient plus honte d’être made in Bangladesh, ces marques ont accepté d’être citées dans l’impeccable diaporama promotionnel que projette, dans une salle de réunion déserte, le responsable «ressources humaines et conformité».

Chez Beximco, derrière de lourdes portes coupe-feu, les murs des ateliers sont ornés d’armoires à pharmacie et les plafonds de détecteurs de fumée. Des flèches indiquent au sol les issues les plus proches. Et sur chaque ligne de production, deux ou trois ouvriers portent une veste rouge estampillée «sauvetage incendie». La preuve que, depuis l’effondrement du Rana Plaza, le Bangladesh a engagé un processus de mise aux normes de ses installations.

Indispensable pour le pays, deuxième exportateur mondial de vêtements, dont les 4 000 usines de confection représentent 80% des exportations. L’ancienne colonie britannique revient de très loin. Le 23 avril 2013, veille du drame qui a fait plus de 1 000 morts et 2 000 blessés, les travailleurs du Rana Plaza avaient constaté des fissures dans lesquelles «on pouvait passer la main», se souvient une rescapée. Parmi les fournisseurs de marques occidentales travaillant là, seuls quelques-uns avaient accepté que leur atelier soit évacué.

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