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Economie collaborative

Des sites de “jobbing” surfent sur la vague Airbnb

Des start-up spécialisés dans la conciergerie se développent dans le sillage d’Airbnb. Un marché en pleine expansion qui pose de vraies problématiques RH à ces plateformes de services.

par Catherine Abou El Khair 12/11/2015 Liaisons Sociales Magazine

Des sites de “jobbing” surfent sur la vague Airbnb
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"Comment décorer votre logement Airbnb de A à Z ?" Ou "Comment être un superhost à distance ?" Du 12 au 14 novembre, à Paris, Airbnb va expliquer comment faire le meilleur usage de la plateforme. Cette année, c’est en effet dans la ville lumière, "première destination Airbnb", que le site américain organise le "Airbnb open", son grand rassemblement à destination des hôtes qui louent leur appartement par son intermédiaire.

Les entrepreneurs sont aussi à la fête. Greffés sur Airbnb, Sejourning, ou Bedycasa, ils ont créé des sites de jobbing. Après l’organisation des réservations et de la location, proposée par des agences spécialisées, émergent de nouveaux besoins liés à la volonté de réserver le meilleur accueil aux touristes. De la remise des clés à la propreté du linge, le marché est vaste...

Plusieurs jeunes pousses s’engouffrent dans ce créneau pour proposer leurs services. Objectif : prendre des parts de marché, lever des fonds et, pour certaines d’entre elles, être rachetées à terme par des acteurs de l’hôtellerie.

Nouveau métier

Un business en pleine expansion, au vu de la croissance de Bnbsitter. L’entreprise, née en 2013, compte aujourd’hui 20 salariés permanents. Son offre ? Mettre en relation des propriétaires d’appartements avec des "sitters", "souriants et chaleureux". À eux de remettre les clés, de faire le ménage et le "tour du propriétaire", moyennant une commission sur leurs prestations. "Nous avons créé un nouveau métier, à mi-chemin entre réceptionniste et femme de ménage", explique Biagio Tumino, l’un des cofondateurs du site.

Tenus de parler anglais et d’être familiers des smartphones, les "sitters" sont aujourd’hui au nombre de 300, présents dans une dizaine de villes françaises. Il peut s'agir de particuliers ou d'auto-entrepreneurs mais aussi d’indépendants qui ont leur propre société de conciergerie ou de ménage.

Des limites du collaboratif

Même créneau et même modèle pour Welkeys. Lancée en mars 2015, l’entreprise revendique 1000 "concierges" en France : des étudiants, des free-lance ou des retraités, trouvés grâce aux petites annonces déposées sur les sites de job étudiants, l’Apec ou le Bon Coin.

Mais pour la cofondatrice Chloé Fournier, 27 ans, les besoins des propriétaires sont tels que le système atteint déjà ses limites. "Le turn-over des concierges est trop important. L’objectif c’est d’avoir moins de personnes mais avec plus de disponibilités, afin de rassurer le propriétaire". En recherche de professionnels disponibles, Welkeys ne devrait-il pas recruter? "Le CDI, c'est désuet. Les gens qui cherchent un complément de revenu sont plus motivés", répond Chloé Fournier.

Associer les hôtels

Jeune entrepreneur de 30 ans, Pierre-Julien Crovisier fait un autre pari. Si, comme Welkeys et Bnbsitter, il ne compte pas recruter, il entend s’appuyer sur l’hôtellerie traditionnelle pour proposer ses services aux propriétaires, depuis son site Atthecorner.

"Les hôtels ont clairement des avantages : ils sont ouverts 24 heures sur 24, ont du personnel bilingue, savent accueillir les touristes et sont déjà implantés dans les lieux touristiques. S’appuyer sur des autoentrepreneurs, c’est bien, mais c’est une solution temporaire", explique cet ingénieur, par ailleurs diplômé en marketing.

Pour cet utilisateur d’AirBnb, ancien employé d’une PME développant une application destinée à guider les touristes, c’est l’occasion de réconcilier l’hôtellerie traditionnelle avec le numérique. En allant chercher leurs clés à l’hôtel, les touristes seraient aussi tentés d’y laisser leurs bagages, voire d’y prendre leur petit-déjeuner... "On leur permet des ventes additionnelles sans changer les coûts fixes et les habitudes de travail". Reste à voir si les hôteliers, frappés de plein fouet par la location de logements entre particuliers, accepteront de jouer le jeu…

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