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Des pistes pour booster la formation continue universitaire

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Marché de la formation

Des pistes pour booster la formation continue universitaire

Un rapport établit des recommandations pour aider l’enseignement supérieur à multiplier par 2,5 son chiffre d’affaires en formation continue d’ici à 2020.

par Laurent Gérard 19/11/2015 Entreprise & Carrières

Des pistes pour booster la formation continue universitaire © L'Université de Cergy-Pontoise que préside François Germinet, l'auteur du rapport.
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Comment l’enseignement supérieur peut-il envisager réaliser un chiffre d’affaires de 1 milliard d’euros en 2020 dans le domaine de la formation professionnelle continue, alors qu’il ne pèse aujourd’hui que 400 millions d’euros sur un marché total de 13 milliards d’euros ?

C’est la question à laquelle s’efforce de répondre le rapport de François Germinet (président de l’université de Cergy-Pontoise) intitulé “Le développement de la formation continue dans les universités”, et remis le 6 novembre à Najat Vallaud-Belkacem, ministre de l’Éducation nationale, de l’Enseignement supérieur et de la Recherche, et à Thierry Mandon, secrétaire d’État chargé de l’Enseignement supérieur et de la Recherche.

L’enjeu est d’importance pour l’enseignement supérieur, expli­que le rapporteur : « La réforme de la formation continue change la donne, avec des listes d’éligibilité de formations au compte personnel de formation, qui prennent une place prépondérante dans le nouveau dispositif. Par ailleurs, des universités sont encore en quête de leur modèle économique et font face à une transition pédagogique nécessaire mais trop peu enclenchée. Et enfin, le lien avec l’expertise recherche est quasiment inexploité. »

Recommandations. Une trentaine de recommandations sont formulées. Du côté des établissements du supérieur, François Germinet estime que l’offre de formation continue doit être « différenciante » par la « mise en avant de la présence des enseignants-chercheurs », en indiquant un taux minimum de présence de ces derniers, « par exemple 20 % ».

Corollaire de ce point, le rapporteur affirme nécessaire d’intégrer cette activité dans le service des enseignants-chercheurs, « quitte à limiter un pourcentage », et d’intégrer ces missions dans leurs fiches de poste de recrutement. Ce qui impliquera aussi de « prendre en compte dans leurs services et leur rémunération l’adaptation aux modalités pédagogiques de la formation continue ».

Du côté de l’État, François Germinet réclame « un soutien politique fort ». Il doit passer par « l’inscription des diplômes nationaux sur les listes nationales d’éligibilité au CPF et sur les listes interprofessionnelles régionales, en prenant appui sur la nouvelle nomenclature des licences notamment professionnelles et masters ».

Par ailleurs, le rapport « alerte sur le fait qu’une augmentation de l’activité de formation continue au sein des établissements sans opérer un changement de modèle ne serait pas viable et viendrait grever un peu plus le budget des établissements plu­tôt que le consolider. Ce changement de modèle est par contre tout à fait possible ».

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