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Les femmes ont-elles leur place dans l’industrie ?

Dix ans après sa création, l’association « Elle bougent » fait un état des lieux de la situation des femmes dans l’industrie, à travers une enquête réalisée par l’institut CSA.  

par Eric Béal 08/03/2016 Liaisons Sociales Magazine

Les femmes ont-elles leur place dans l’industrie ?
© Fotolia

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A l’occasion de la Journée internationale de la femme, l’association Elle bougent, créée pour inciter les jeunes filles à s’engager dans les filières scientifiques et technologiques et lutter contre les stéréotypes de genre dans l’industrie, dévoile les résultats d’une enquête menée par l’institut CSA sur « les femmes, l’industrie, la technologie et l’innovation » (*).

Fini le temps où les filles laissaient les métiers industriels et technologiques aux garçons. Au collège et en lycée, il n’y a plus de différence entre garçons et filles. Les premiers (70%) comme les secondes (60%) se déclarent majoritairement prêts à faire des études scientifiques et à travailler ensuite dans les secteurs industriels et technologiques ou dans le numérique.

La bonne influence du milieu familial y est sans doute pour quelque chose puisque près de la moitié des ingénieures (49%) et des étudiantes (44%) déclarent avoir pris des conseils auprès de parents et proches avant de choisir leur orientation. Le choix des sciences et de la technologie est pris par goût pour ces matières (72% des ingénieures et 78% des étudiantes), mais près de six étudiantes sur dix (59%) regardent aussi les perspectives de carrière et la diversité des métiers.

Manque d'information

S’il y a toujours aussi peu de femmes dans ces métiers, ce n’est pas une question de stéréotype mais plutôt de manque d’information pour 63% des étudiantes et 73% des élèves filles. 84% des ingénieures estiment que peu de filles connaissent réellement les métiers de l’industrie et de la technologie au moment de choisir leur orientation. Mais plus de la moitié (57%) estime également que les entreprises de ces secteurs ne valorisent pas assez les femmes (pour 63% des étudiantes). Une situation sans doute due au manque de femmes dirigeantes, estiment-elles.

Pour autant, 42% des ingénieures et 47% des étudiantes considèrent qu’être femme est plutôt un atout dans ces métiers. L’enquête ne précise cependant pas si ce sentiment est dû à la communication et aux efforts des entreprises pour intégrer des femmes dans leurs équipes. Mais cet engagement pour recruter des femmes doit être inégal puisque seule une moitié (53%) des ingénieures interrogées fait confiance à son entreprise (ou aux entreprises en général) pour promouvoir des femmes à des postes de direction.

Autocensure ?

Reste aux femmes à avoir la volonté de faire carrière. Or, si une large majorité des ingénieures (79%) s’estime parfaitement capable d’occuper un poste aux responsabilités plus élevées, la moitié d’entre elles avoue ne pas se sentir à l’aise pour postuler à un poste pus élevé. Un phénomène d’autocensure auquel certaines entreprises s’attaquent à bras le corps en proposant de l’aide à la prise de confiance en soi, notamment par du coaching.

Sexisme

Il est vrai que le sexisme fait toujours des ravages en milieu professionnel. 46% des ingénieures estiment qu’il est très fréquent en milieu professionnel. Cela passe par une moindre reconnaissance du travail par rapport à celui des collègues masculins, pour 52% d’entre elles. Ou bien des remarques sexistes répétées et un manque de respect (52%). Ou encore une carrière freinée suite à un congé maternité (44%), une rémunération inférieure (35%) et un niveau de poste inférieur (26%) par rapport à ceux de collègues masculins.

Graphique Sexisme ordinaire

De quoi motiver Marie-Sophie Pawlak, présidente et fondatrice d’Elles Bougent, qui déplore « le sexisme ordinaire qui perdure et une représentation insuffisante de femmes cadres dirigeants capable de jouer le rôle de modèle. » Et de lancer un appel aux entreprises afin d’éviter de perpétuer les stéréotypes.

(*) Enquête réalisée auprès de 1074 femmes ingénieures, 469 étudiantes en filière scientifique et technologique et 449 collégien-ne-s, lycéen-ne-s.

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