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Egis renforce ses outils de gestion prévisionnelle des emplois et compétences

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EMPLOI ET CHÔMAGE

Egis renforce ses outils de gestion prévisionnelle des emplois et compétences

Egis, groupe majoritairement détenu par la Caisse des dépôts et consignations, a renouvelé, par accord du 11 février 2016, ses dispositions sur la gestion prévisionnelle des emplois et des compétences (GPEC). 

21/03/2016 Liaisons Sociales Quotidien, 21/03/2016

L’accord s’applique aux sociétés relevant du champ d’application de la « convention collective Syntec », soit celle des bureaux d’études. Il renforce l’effort de gestion prévisionnelle, estime la direction, notamment le soutien aux mobilités.

Egis, groupe d’ingénierie actif dans les domaines des transports, de la ville, du bâtiment, de l’industrie, de l’eau, de l’environnement et de l’énergie, qui assure également des activités de montage de projets et d’exploitation, vient de conclure un nouvel accord de gestion prévisionnelle de l’emploi et des compétences (GPEC).

Applicable aux sociétés françaises du groupe, cet accord a été signé le 11 février, pour trois ans, par la direction et les trois organisations syndicales représentatives (la CFDT, la CFE-CGC et la CGT). Il renforce les outils de GPEC du groupe, notamment grâce à la mise en place d’un observatoire des métiers et à la création d’un contrat de mobilité professionnelle-compétences. Il crée en outre des aides financières pour accompagner la mobilité géographique. Un bilan paritaire en sera effectué annuellement.

Egis emploie 4 000 salariés en France sur un total de 13 000 collaborateurs. À noter qu’Egis, filiale majoritaire de la Caisse des dépôts et consignations, est également détenue à 25 % par le biais d’un actionnariat de « cadres partenaires » et de salariés du groupe.

Une méthode de suivi des emplois

En matière de suivi des emplois, l’accord définit une nomenclature qui retient deux catégories : les emplois émergents et les emplois sensibles. Dans cette dernière, les signataires distinguent des emplois dits « sensibles prioritaires », c’est-à-dire des emplois qui sont en mutation ou des emplois à risque.
La mise en place d’un observatoire des métiers permet aux syndicats de rencontrer la direction sur des thèmes tels que les orientations stratégiques, l’activité à court et à moyen terme ou encore les conséquences de l’activité sur les emplois sensibles. L’observatoire, qui se réunit deux fois par an, se voit présenter l’avancement des chantiers d’adaptation des compétences en cours.
Le groupe s’engage par ailleurs à garder un budget formation au moins égal à 3 % de la masse salariale et à réaliser un volume de formation de 50 000 heures par an.

Des référentiels de GPEC

Le groupe met à la disposition des sociétés des référentiels de GPEC. La cartographie des métiers rassemble des domaines de compétences autour de 34 métiers et trois grandes familles (management, opérationnel, support). La grille de classification s’appuie ainsi sur 32 emplois types d’Egis.

L’accord du 11 février 2016 fait des salariés positionnés sur un « emploi sensible » des acteurs de la GPEC, au même titre que le management ou les représentants du personnel. Il acte l’engagement d’Egis de porter attention aux « collaborateurs, dont l’emploi est susceptible d’être impacté par une évolution de leur métier, de l’organisation ou de la localisation des projets et de la production ». Il complète ainsi des engagements du contrat de génération de septembre 2013, à l’égard des jeunes, des alternants et des seniors.

La construction des parcours

Selon l’accord, la construction des parcours professionnels à Egis, « s’inscrit dans une logique d’ acquisition de briques de compétences ». L’accord ajoute qu’un parcours professionnel « n’est ni linéaire, ni cloisonné, mais doit favoriser les passerelles ». Il souligne que le suivi des parcours et compétences repose sur l’entretien annuel et l’ entretien professionnel, introduit par la loi du 5 mars 2014 sur la formation. Un suivi spécifique est prévu pour les salariés travaillant à l’international. À ces outils s’ajoutent les revues de personnel, préparées et organisées annuellement à l’initiative des DRH de chaque société. L’accord précise qu’aujourd’hui le système informatique de gestion des compétences déployé par Egis permet à chaque collaborateur, manager ou responsable RH, d’accéder de façon confidentielle, et sécurisées à l’ensemble des entretiens et à l’évaluation de ses compétences.

Les enjeux de la mobilité

Selon l’accord, face à l’évolution des marchés, « dans un environnement projet de plus en plus global et internationalisé, la mobilité est un élément clé de la GPEC ».

La mise en œuvre d’un dispositif renforcé pour accompagner les mobilités professionnelles des emplois « sensibles prioritaires », doit faciliter la transition professionnelle, « impliquée par la stratégie » d’Egis.
L’accord prévoit la création d’un contrat de mobilité professionnelle-compétences, pour des collaborateurs occupant un emploi classé « sensible prioritaire ». Ce contrat permet d’établir un bilan des compétences acquises, un partage du projet professionnel du collaborateur et des propositions de parcours faites par le management ou la DRH. Le contrat liste les mesures envisagées pour la mise en œuvre de la mobilité professionnelle et fixe le planning prévisionnel associé. L’accord précise qu’il ne se substitue pas à un avenant au contrat de travail en cas de mobilité géographique éventuelle.

Des aides à la mobilité géographique

Des mesures spécifiques, notamment financières, sont prises, pour accompagner la mobilité géographique. Le droit à un accompagnement de ce type est ouvert sous condition que la mobilité entraîne deux « conséquences indissociables », reposant sur des distances supérieures à 50 kilomètres aussi bien entre la nouvelle affectation et la précédente qu’entre le nouveau lieu de travail et le domicile.
L’annexe 1 de l’accord, qui fixe les mesures d’accompagnement réservées aux emplois sensibles prioritaires, prévoit, par exemple, une prise en charge de frais de double résidence, dans l’attente du déménagement, pendant six mois au plus.

La prime, qui est versée en cas d’ achat de bien immobilier peut atteindre 23 000 € (pour la région parisienne et avec trois enfants à charge au moins). L’accord du 11 février prévoit aussi un accompagnement du conjoint dans sa recherche d’un nouvel emploi et le financement par l’entreprise d’une assistance à la recherche du logement.

Accord du 11 février 2016 sur la gestion prévisionnelle des emplois et des compétences du groupe Egis
www.wk-rh.fr/actualites/upload/egis-accord-gpec-11fevrier2016.pdf

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