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Le taux d’encadrement dans les structures d’IAE est plus élevé dans les EI et ACI

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EMPLOI ET CHÔMAGE

Le taux d’encadrement dans les structures d’IAE est plus élevé dans les EI et ACI

Le taux d’encadrement des salariés en insertion dans le secteur de l’insertion par l’activité économique (IAE) est très variable selon les structures. Une diversité en lien avec la nature de leur activité (de production ou de mise à disposition).

08/04/2016 Liaisons Sociales Quotidien, 08/04/2016

C’est ce qui ressort d’une étude de la Dares publiée le 4 avril 2016, qui souligne également que les structures recourent à une multiplicité d’outils d’accompagnement des salariés durant leur parcours.

La Dares a réalisé en 2012 une enquête auprès de l’ensemble des responsables des structures d’IAE conventionnées en 2010 en France visant à étudier les actions qu’ils mettent en œuvre pendant le parcours d’insertion. Elle vient d’en publier ses résultats le 4 avril dans une étude qui souligne la grande diversité du taux d’encadrement des salariés par les structures d’IAE.

Pour mémoire, deux grands types de structures accueillent des salariés en insertion. D’un côté, les entreprises d’insertion (EI) et les ateliers et chantiers d’insertion (ACI) qui sont des structures de production les employant directement en contrat à durée déterminée d’insertion (CDDI) ou en contrat aidé. D’un autre côté, les associations intermédiaires (AI) et les entreprises de travail temporaire d’insertion (ETTI) qui les mettent à disposition respectivement auprès de particuliers et d’entreprises.

Un taux d’encadrement élevé dans les EI et les ACI

Le taux d’encadrement par les personnels en charge de l’accompagnement (accompagnateurs socioprofessionnels et encadrants techniques) varie fortement selon les structures : dans les EI et les ACI, ils suivent entre deux et quatre salariés en moyenne, contre dix ou plus dans les AI et ETTI. Cette différence résulte en partie de leurs activités : production pour les premières et mise à disposition auprès de clients pour les secondes. Ainsi, les AI et les ETTI mettent leurs salariés à disposition d’autres employeurs pour une succession d’emplois de courte durée et elles ne sont donc pas tenues ni en mesure de les encadrer au jour le jour. À l’inverse, les EI et des ACI encadrent les salariés en insertion sur leurs postes de travail et sont dès lors amenés à échanger très régulièrement avec eux.

Une multiplicité d’outils d’accompagnement

L’élaboration du parcours d’insertion a lieu dans la majorité des cas dès l’embauche, en particulier dans les AI et les ETTI, tandis qu’il intervient fréquemment au terme de la période d’essai dans les EI et les ACI. Ces dernières peuvent en effet choisir d’attendre que la relation d’emploi soit suffisamment stabilisée avant de le mettre en place. Le public qu’elles accueillent est en effet plus éloigné de l’emploi, en particulier dans les ACI.

Pendant le parcours d’insertion, les structures d’IAE élaborent avec le salarié un projet de formation, établissent des bilans des capacités professionnelles et évaluent la tenue du poste de travail. Ce sont les ACI qui mobilisent le plus d’outils. Comme les EI, ils cherchent à aider et à motiver leurs salariés en insertion en leur proposant des grilles d’objectifs. Les ACI recourent également à des ateliers de remobilisation et d’estime de soi, moins mobilisés par les autres SIAE. Près de 75 % des SIAE évaluent les difficultés sociales grâce à une grille afin de mettre en place un accompagnement adapté.

Un accompagnement plus ou moins fréquent selon les difficultés sociales

La Dares relève également que l’accompagnement dispensé diffère selon la nature des difficultés sociales rencontrées par les salariés : les problèmes administratifs et d’accès aux droits, de mobilité, de logement et d’endettement sont ceux pour lesquels les responsables de structures déclarent le plus souvent mettre en œuvre un accompagnement. Il varie également selon l’intensité des difficultés rencontrées : plus de 80 % des structures augmentent la fréquence des entretiens avec les permanents lorsque leurs salariés rencontrent davantage de difficultés.

D’après l’enquête menée auprès des salariés en parcours d’insertion, ceux qui ont bénéficié d’un accompagnement pour résoudre leurs problèmes personnels l’ont globalement trouvé efficace.

DARES Analyses n° 019, avril 2016
www.wk-rh.fr/actualites/upload/dares-19-structures-insertion-avril2016.pdf

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