Tandis que les salariés commencent à prendre la mesure de l’impact de la crise sur leurs avoirs, les employeurs sont de plus en plus sollicités pour rendre des comptes s’agissant de la gestion financière de ces fonds, tant en épargne salariale qu’en assurance retraite. « Paradoxalement, si le salarié porte, seul, le risque financier de ces dispositifs, la gestion financière, son suivi et son contrôle sont plutôt assurés par les entreprises qui encourent les reproches », observe Manuèle Pennera, fondatrice du cabinet Karente.
Malgré la convergence réglementaire en cours entre épargne individuelle et collective, les salariés sont encore défavorisés en matière d’information, de conseil et de protection de leurs intérêts. Notamment en matière de retraite, où « les détenteurs de régimes de type article 83 sont très mal informés », poursuit Manuèle Pennera, citant le retard, les lacunes, voire le langage incompréhensible, de cette information qui, selon elle, « empêchent le salarié de prendre les bonnes décisions ».
Autre faiblesse, le manque de surveillance : « Alors que la qualité de la gestion financière est capitale en investissement de long terme, certains régimes de retraite sont encore gérés de façon aberrante, sans tenir compte de l’âge des salariés », note Claire Vaillant, consultante du cabinet, regrettant l’absence de conseil de surveillance.
Enfin, si la loi interdit à l’employeur de prodiguer un conseil financier au salarié épargnant, un arrêt de la Cour de cassation de mars 2008 a toutefois renforcé les obligations en matière d’information sur le contenu de l’épargne d’entreprise. Reste que « face à la demande légitime de conseil exprimée par les salariés, il peut être difficile de faire la part des choses entre information et fourniture d’une recommandation personnalisée », met en garde l’avocat parisien Silvestre Tandeau de Marsac. La solution passerait donc par un tiers.
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L’ employeur doit mettre en place une politique de prévention reposant sur plusieurs axes : évaluer les risques notamment par l’élaboration du document unique, adapter le travail à l’homme, informer, former et délivrer des instructions adaptées aux salariés. Parallèlement, il doit veiller au respect des procédures légales de protection de la santé et de la sécurité des salariés.
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