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Les jeunes diplômés boudent les grandes entreprises françaises

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Les jeunes diplômés boudent les grandes entreprises françaises

Sans surprise, Google arrive en tête des entreprises préférées des étudiants et jeunes diplomés français, selon le palmarès de 4ventsgroup. L'étude 2016 montre un désamour pour les employeurs tricolores et un fort attrait pour les start-up.  

par Chloé Joudrier 20/05/2016 Liaisons Sociales Magazine

Les jeunes diplômés boudent les grandes entreprises françaises

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Google encore vainqueur ! Le troisième classement des entreprises préférées des étudiants et jeunes diplômés d’écoles d’ingénieur et de commerce réalisé par 4ventsgroup s'avère sans surprise. Sur 129 entreprises suggérées aux étudiants, l'entreprise californienne prend une fois de plus la première place. Suivent Danone et Airbus. Chez les ingénieurs, c'est Thales et Airbus qui complètent le podium alors que chez les commerciaux, Danone se classe numéro deux devant LVMH. Malgré une différence de méthodologie, les résultats sont assez similaires avec ceux du baromètre concurrent, Universum.

Plus intéressant, l’étude révèle une forte proportion d’étudiants en rejet des grandes entreprises françaises. À la question «où ai-je intérêt à travailler pour gagner ma vie ?», 62 % des sondés répondent «dans une grande entreprise internationale». Les multinationales tricolores, elles, n'obtiennent qu'un taux de… 12%. Un coup de massue. Pour Eric Matarasso, directeur associé de 4ventsgroup, «il y a un a priori favorable sur les grandes entreprises internationales. Les étudiants pensent qu’ils y seront mieux payés. Sauf que les grilles de salaires sont les mêmes !»

Des start-up plébiscitées

Interrogés sur le meilleur employeur «pour apprendre et progresser vite», 32% des jeunes seulement citent les grandes entreprises internationales. Un résultat nettement plus faible. Les start-up, elles, décrochent une très belle deuxième place avec un taux de 26%. «Ici, la tendance s’inverse. Comme si on apprenait plus dans les start-up. On est dans le fantasme», commente Raphaëlle Giovanetti, directrice du développement RH de Safran.

Les étudiants bouderaient-ils les grandes entreprises ? Selon Eric Matarasso, «il faut casser la représentation de l’entreprise française en écrasant les organigrammes, la hiérarchie et en créant de la proximité». «Les jeunes ne veulent plus travailler qu’en mode projet pour impacter et transformer les organisations. Et ils ont besoin d’un vrai accompagnement systématique», ajoute Mathieu Gabai, cofondateur de 4ventsgroup.

Attrait pour le luxe

Les critères de sélection des employeurs disent pourtant autre chose. «L’entreprise formatrice» n’arrive qu’en cinquième position. C'est «le secteur d’activité » qui prend la première place (65%), suivi de «la dimension internationale» (59 %) et la «localisation géographique» (54%)

Du côté des secteurs les plus en vogue, l’énergie se place en tête (31%), suivi du conseil (30%), de l’industrie (29%) et du luxe (25 %). Les étudiants ingénieurs ont plus d’appétence pour l’énergie (46%), ceux en écoles de commerce pour le conseil (31%). Comparée à l’année dernière, l’industrie perd 5 points. «Beaucoup de ceux qui veulent travailler dans le luxe ne sont pas fait pour ça. Ce secteur n’est pas dans le besoin. Dans les écoles, on ment aux étudiants», prévient-il. «De manière générale, ce n’est pas parce qu’on aime le produit qu’on aimera travailler pour la marque», abonde Eric Matarasso. Une remarque que les jeunes peinent visiblement à intégrer.

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