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Les start-up RH en quête de reconnaissance

Déjà reconnues par les pouvoirs publics, les jeunes pousses du Lab RH peinent à convaincre les grandes entreprises. Et tentent donc de renverser les préjugés pour se développer plus rapidement.

par Manuel Jardinaud 07/06/2016 Liaisons Sociales Magazine

Les start-up RH en quête de reconnaissance
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Opération séduction pour le Lab RH, qui fédère plus de 160 start-up dans le champ des ressources humaines. Le but, via une enquête sur «Les 10 idées reçues sur les start-up RH», est de renverser le regard des grands comptes sur ces petites entreprises encore jugées fragiles et peu fiables.

Les start-up veulent rassurer : contrairement aux préjugés, 60 % des dirigeants ont plus de 30 ans et possèdent déjà une longue expérience derrière eux. Elles souhaitent prouver leur efficacité : elles apportent de la valeur et peuvent s’agréger à des systèmes complexes et à grande échelle. Elles espèrent convaincre de leur utilité : plus des deux tiers développent une application spécifique (recrutement, formation mobilité…) qui facilite la mission du DRH.

Prouver le bien fonder des applications

«Les gestionnaires de ressources humaines sont aujourd’hui aspirés par trop de tâches, de calculs, et n’ont pas suffisamment de temps pour faire vivre la gestion des emplois et des compétences. Les solutions mobiles, plus fluides que les systèmes actuels, permettent d’améliorer cette situation», veut croire Héloïse Lemeillet, associée au cabinet RH Althéa qui a coproduit l’enquête. Elle prédit aux professionnels un fort gain de temps grâce à ces nombreuses innovations qui ont pour nom Yatedo, Monkey Tie, Hunteed ou Adoc.

«Notre rôle est d’accompagner la fonction RH, notamment via des outils efficaces», résume Jérémy Lamri, à la tête du Lab RH. Sans verser dans le tout digital ni le tout techno, il veut prouver le bien fondé de ses nouvelles applications. Il sait que le temps presse. Selon lui, la durée de vie des start-up RH est faible : 86% est en échec après 18 mois. Sur les 14% survivantes, seul un tiers connaitra le succès.

Créer une interface RH ouverte

Il faut donc convaincre les clients, très vite. Le Lab RH peut être un cheval de Troie pour percer dans les grands groupes en lançant des offres communes : «Quand le Lab RH se fait référencer en 72h par un service achats d’une grande entreprise, il faut compter six mois pour une start-up», reconnaît Jérémy Lamri. Six mois qui peuvent décider de la vie ou de la mort de la TPE innovante. Par sa communication – et la démonstration de la force de l’innovation RH -, le Lab RH veut enrayer cette logique.

Au-delà, et pour contourner les inerties des grands groupes et la force commerciale des solutions de SIRH comme Oracle ou SAP, le Lab RH s’est lancé dans un projet ambitieux : créer une interface (API) sur laquelle pourront s’agréger les applications développées par les start-up RH. Telles des briques. Le système devrait être opérationnel au premier semestre 2017. D’abord exploité un an par Talentsoft, seul opérateur « historique » à avoir investi dans le projet, puis en configuration ouverte avec des options payantes pour les futurs clients. Poussées à l'innovation, les start-up RH sont loin de s’avouer vaincues.

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