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Batigère s’engage en faveur de la qualité de vie au travail

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SANTÉ AU TRAVAIL

Batigère s’engage en faveur de la qualité de vie au travail

Un accord relatif à la qualité de vie au travail au sein de l’UES Batigère a été conclu, le 30 juin. Ce texte vise à « formaliser des pratiques et des procédures existantes de longue date d’une part, et à réaffirmer des principes communs en matière de santé et de bien-être au travail ». 

24/08/2016 Liaisons Sociales Quotidien, 24/08/2016

Il comporte notamment des mesures relatives à la prévention contre les facteurs d’épuisement et prévoit l’expérimentation du télétravail pour les cadres en forfait-jours.

« Convaincues que la qualité de vie au travail est un facteur de développement du bien-être individuel et collectif des salarié/es, ainsi que de la performance économique », les directions des sociétés constituant l’UES Batigère et les organisations syndicales ont engagé des négociations pour enrichir les dispositions existantes, et explorer « des champs non encore investigués ».

L’accord, conclu pour deux ans avec la CFE-CGC, la CGT et l’Unsa le 30 juin 2016, s’articule ainsi autour de quatre axes : le bien-être et l’épanouissement au travail, la performance sociale des managers, l’évolution des organisations et le dialogue social.

Société anonyme de HLM basée à Metz, Batigère comporte actuellement 20 structures, réunies en unité économique et sociale. Ces dernières emploient au total environ 2 000 collaborateurs.

Assurer le bien-être au travail

Les signataires souhaitent tout d’abord améliorer l’intégration des nouveaux collaborateurs, grâce à un parcours d’intégration (planning de rendez-vous avec des personnes dites « clés », formations « nécessaires à l’exercice des missions » et « journées d’immersion » dans d’autres services).

Les signataires veulent aussi renforcer la prévention contre les facteurs d’épuisement professionnel. Outre des mesures visant à réduire la pénibilité physique, l’accord prévoit des actions contre les incivilités, notamment la mise en place d’un soutien juridique et d’un « numéro vert » d’assistance psychologique en cas d’agression physique ou verbale avec menaces. Des dispositions spécifiques sont destinées à garantir la sécurité des « travailleurs isolés ».

Par ailleurs, les signataires conviennent de ramener la périodicité du baromètre de climat social de trois à deux ans.

Au titre de la prévention de la « désinsertion professionnelle », les entreprises s’engagent à procéder à des aménagements de postes et à la réorganisation des tâches en cas de restrictions médicales énoncées par le médecin du travail.

Pour maintenir le lien avec l’entreprise en cas d’absence de longue durée, les salariés auront accès aux outils de gestion et de communication visibles sur l’intranetvia leurs ordinateurs, tablettes ou smartphones. Un parcours de « reprise de poste » sera également planifié. En parallèle, un référent sera désigné avec pour mission de restituer les événements importants ayant eu lieu pendant l’absence du salarié (innovations, nouvelle organisation, etc.).

Accompagner l’évolution des organisations

L’accompagnement de l’évolution des organisations en vue de favoriser la qualité de vie au travail s’articule autour de trois axes.

• Expérimentation du forfait annuel en jours pour les cadres autonomes. À compter du 1er janvier 2017 et pour une durée d’un an, le forfait annuel en jours sera expérimenté pour les cadres autonomes volontaires relevant de certaines classifications. Le nombre de jours travaillés sera fixé à 213 jours travaillés, avec possibilité d’effectuer dix jours de travail à distance, à raison d’un jour par mois (par dérogation, deux jours dans la limite des dix jours annuels). Dans le cadre de cette expérimentation, la durée quotidienne de travail effectif sera limitée à dix heures.

• Adaptation du travail aux TIC. Afin que les collaborateurs et les managers puissent mieux appréhender les risques liés à l’usage quotidien des technologies de l’information et de la communication (TIC), les formations et les actions de sensibilisation relatives à l’utilisation des TIC au travail seront renforcées. Des formations spécifiques seront également dispensées aux salariés rencontrant des difficultés dans l’exercice de leurs fonctions liées à une méconnaissance ou à une appréhension de ces nouvelles technologies.

• Analyse d’impact sur les organisations. En cas de mise en place d’« un projet important », une analyse d’impact sera réalisée afin d’identifier « toutes les conséquences d’un changement sur les collaborateurs, les processus, les métiers, voire sur les autres projets en cours ». Cette analyse, en complément de la présentation en CHSCT de la structure concernée, sera présentée au CE de l’UES Batigère, avant la mise en œuvre du projet.

Développer la performance sociale des managers

« Pierre angulaire de l’organisation et, par conséquent, du bien-être au travail », les parties conviennent de la nécessité de sensibiliser les managers aux enjeux de la qualité de vie au travail.

Dans cet esprit, le parcours du manager sera complété par des « formations spécifiques à la gestion des femmes et des hommes », à l’accompagnement au changement et à l’intelligence émotionnelle.

Le manager devra aussi veiller à développer les compétences de son équipe en définissant, chaque année les formations nécessaires, et en en assurant le suivi, un bilan étant organisé en ce sens à l’occasion de l’entretien professionnel. En outre, chaque structure de l’UES Batigère devra veiller à la tenue régulière des réunions de service « qui permettent aux managers d’informer leurs équipes, d’échanger sur l’activité et de renforcer le lien entre les membres d’un service ».

Favoriser le dialogue social

Afin de renforcer le dialogue social au sein de l’UES Batigère, les signataires conviennent de la mise en place, à titre expérimental, dans chacune des structures qui le souhaitent, d’un « Comité de dialogue social » et ce, jusqu’aux prochaines élections professionnelles (prévues en septembre/octobre 2017).

Composé du chef d’entreprise, des représentants du personnel élus ou désignés, de salariés et du secrétaire du CHSCT, cette instance se voit confier le suivi du plan d’actions retenu suite au baromètre social. Il devra aussi proposer des améliorations en matière de qualité de vie au travail et de climat social et suivre l’activité et l’actualité de la société, en vue d’un partage des informations à destination de tous les collaborateurs. Le comité devra se réunir six fois par an à intervalle régulier.

L’accord actualise aussi le crédit d’heures mensuel des IRP (DP titulaires, membre du CE titulaire, membre du CHSCT, représentant syndical au CE et délégué syndical) en fonction des évolutions législatives, en mentionnant les bonus issus de la CNN et de l’accord UES Batigère.

Les moyens de communication des organisations syndicales en direction des salariés sont aussi améliorés, avec la mise à disposition sur l’intranet d’une interface collaborative dénommée « e-team ». La direction s’engage aussi à mettre à la disposition des DS une information sur les évolutions législatives en matière sociale.

En vue de la confidentialité des échanges téléphoniques, il prévoit d’accorder aux délégués syndicaux une indemnité mensuelle correspondant à 40 % du montant du forfait téléphonie mobile souscrit par eux, dans la limite de 30 €.

Notons enfin qu’au titre d’un « dialogue social serein » et « dans un esprit de transparence », les entreprises membres de l’UES s’engagent à préciser, malgré l’absence d’obligation légale en ce sens, le motif de la sanction disciplinaire envisagée dans la lettre de convocation à l’entretien préalable.

Accord du 30 juin 2016 relatif à la qualité de vie au travail au sein de l’UES Batigère
www.wk-rh.fr/actualites/upload/batigere-ues-accord-qualite-vie-travail-30juin2016.pdf

CONCILIATION VIE PRIVÉE/VIE PROFESSIONNELLE

Les signataires de l’accord du 30 juin 2016 rappellent les dispositions déjà mises en place au sein de l’UES Batigère, notamment en matière de conciliation entre la vie privée et la vie professionnelle.

Issues de différents accords tels que celui relatif à la GPEC (v. l’actualité n° 16934 du 13 juin 2013) et celui visant à favoriser l’égalité professionnelle et la diversité (v. l’actualité 16892 du 13 août 2015), ces dispositions concernent l’attribution de RTT et de jours de repos spécifiques (congé enfant malade, congé rentrée scolaire, etc.), la mise en place d’horaires variables et du compte épargne-temps, et l’aménagement du temps de travail dans le cadre de la parentalité, en cas d’événement familial, ou encore pour les fins de carrière.

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