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De mauvaises conditions de travail augmentent la consommation de tabac

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Étude

De mauvaises conditions de travail augmentent la consommation de tabac

Selon une récente étude de la Dares, les actifs qui connaissent de mauvaises conditions de travail fument davantage que les autres. Le phénomène touche en particulier les ouvriers.  

par Chloé Joudrier 29/08/2016 Liaisons sociales magazine

De mauvaises conditions de travail augmentent la consommation de tabac
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Le froid, la chaleur, l’humidité, la saleté… De mauvaises conditions de travail incitent à fumer davantage. C’est ce que révèle une étude de la Dares, le service statistique du ministère du travail, parue cet été. Réalisée auprès de 11 000 salariés entre 2006 et 2010, celle-ci détaille l’influence de la consommation de tabac sur les conditions de travail.

Certaines fonctions sont davantage touchées par le tabagisme. D'après l'enquête, environ 30 % des ouvriers et des employés interrogés sont adeptes de la nicotine, alors qu'ils ne sont "que" 22 % parmi les cadres et les professions intermédiaires. Les écarts existent aussi chez les femmes, mais sont moins nets : 23 % des ouvrières et des employées fument, contre 21 % des femmes actives en emploi.

La proportion de fumeurs s'accroît lorsque les contraintes physiques s'aggravent. Les hommes qui doivent porter des charges lourdes ont tendance à avoir la cigarette facile. Ils seraient 30 % dans ce cas, contre 24 % pour ceux qui ne travaillent pas dans un tel environnement. Le phénomène s'observe aussi dans les métiers soumis à des risques psychosociaux importants.

La peur de perdre son emploi

Pour les femmes, travail physique et consommation de tabac sont également liés. 15 % de celles occupant des postes à exigences physiques élevées fument plus en 2010 qu'en 2006. Plus étonnant, la gente féminine a aussi davantage tendance à fumer lorsque son travail est reconnu… à sa "juste valeur". Une conclusion inattendue pour laquelle la Dares n'apporte aucune explication. Autre facteur qui pousse à la nicotine chez les femmes, la peur de perdre son emploi. Ainsi, la probabilité de réduire sa consommation de cigarettes chute de 38 % pour celles qui craignent le chômage.

Si de mauvaises conditions de travail augmentent les risques d'être fumeur, toutes les expositions ne donnent pas les mêmes résultats. À l'image des produits nocifs ou toxiques : les travailleurs qui ont connu un surcroît d'exposition à ces produits en 2010 par rapport à 2006 ont vu leur consommation de tabac diminuée. Explication ? Se sentant plus exposés, ils réduiraient – inconsciemment ou non – l'usage de la cigarette.

D'autre part, l'intensité du travail ne semble pas constituer un facteur aggravant. Contrairement aux idées reçues, un rythme de travail plus soutenu ne contribuerait pas à augmenter la consommation de nicotine. Pour 74 % des hommes sondés, une "quantité de travail excessive" stabiliserait même leur recours à la cigarette.

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