Le volet social du projet « Symphonie » de Saint-Gobain, qui vise à créer des centres de services partagés (CSP) mutualisant les fonctions paie, RH, informatique, finance, comptabilité, achats et sécurité, vient d’être bouclé. Ce programme, qui fleure bon le cost killing, devrait générer au moins 300 millions d'euros d’économies par an. Mais sa mise en œuvre nécessitera un changement de convention collective pour une bonne partie des salariés concernés, qui passeront du statut du verre à la convention du Syntec (services informatiques et conseil), moins favorable sur plusieurs points, dont la couverture maladie, la prise en compte de l’ancienneté, les congés exceptionnels et les indemnités de licenciement.
Bien emballé par la DRH, « Symphonie » faisait l’objet de consultations internes depuis octobre 2007. Les représentants des salariés ont demandé une assurance tous risques : maintien des emplois, des salaires et des avantages sociaux, prime de mobilité, aide au déménagement, etc. Conciliant, Saint-Gobain dit OK, sur l’essentiel. La direction des relations sociales s’engage à maintenir globalement les avantages des salariés transférables aux CSP, à instituer un intéressement au sein de ces centres et à attribuer une prime de mobilité de 5 000 euros, portée à 9 000 euros en cas de déménagement. Elle promet aussi un contrat de prévoyance.
Côté carrière, chaque salarié recevra une fiche descriptive faisant le parallèle entre son poste et le futur job qui lui est proposé au sein d’un centre de services partagés. Last but not least, l’accord sera suivi conjointement par la direction des affaires sociales et les coordonnateurs syndicaux, deux fois par an. Sur ces bases, la CFDT, la CGC et la CFTC ont signé.
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Depuis 2002, rien n’est plus comme avant en matière de santé au travail. Une double révolution a entièrement reconfiguré les obligations de l’entreprise, et mis la barre très haut dans ce domaine sensible, sur le plan judiciaire mais aussi médiatique.
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