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Les femmes ont désormais leur formation pour apprendre à coder

La sur-représentation des hommes dans le secteur du numérique a poussé la Web@cadémie à lancer "Ambition féminine", un cursus dédié aux jeunes chômeuses. Une première.

par Chloé Joudrier 10/11/2016 Liaisons sociales magazine

Les femmes ont désormais leur formation pour apprendre à coder
© Web@cadémie

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Provoquer l’envie de coder. "Ambition féminine" veut conjuguer objectif au féminin. La dernière formation gratuite lancée le 7 novembre 2016 par l’école Web@cadémie est un cursus de deux ans d’intégrateur-développeur web en alternance réservé aux femmes entre 18 et 30 ans sans qualifications. Monté en partenariat avec l'école d'informatique Epitech et l'association de lutte contre l'échec scolaire, Zup de Co.

"Les femmes ont une très mauvaise connaissance du métier. Elles représentent seulement 27 % des effectifs du secteur du numérique !", alerte Sophie Viger, la directrice de l'école, pour justifier la mise en place de cours spécifiques. Sur 101 étudiants certifiés depuis la création de Web@cadémie en 2010, seules dix jeunes femmes ont été diplômées.

Les dix-neuf recrues de cette première promo, qui côtoient tout de même quatre garçons, devront maitriser les html, css ou autres langages informatiques incontournables pour espérer trouver un emploi à l'issue de leur formation. Avec un taux d'insertion à 95 % - les 5 % restant ne cherchant pas de job, selon la direction -, Web@cadémie fait valoir ses arguments pour attirer de nouvelles têtes feminines.

Embauche en CDI

Delphine, 25 ans, et Niakale, 28 ans, ont été convaincues. La première détient un BEP sanitaire et sociale, et vient du secteur de l'animation. La seconde, sans qualification aucune, a multiplié les petits boulots avant d'obtenir un poste de vendeuse. Toutes deux sont attirées par cette perspective de trouver un emploi de manière quasi certaine. Attirées également par l'alternance, en contrat de professionnalisation, qui leur permet de percevoir une rémunération et d'espérer une formation hyper concrète. Le rythme est de trois semaines chez l'employeur et une semaine en formation.

"La plupart des étudiants sont embauchés en CDI dans l'entreprise même qui les accueille durant leur alternance", affirme Sophie Viger. Vente-privée.com, Orange, HP… Les partenaires de choix de cette école participent aussi de la motivation des élèves qui rêvent, après un échec professionnel, d'intégrer une entreprise reconnue. En outre, chaque alternante est parrainée par un salarié de Microsoft chargé de la guider dans ce monde professionnel. De lui apprendre les codes, en plus de la formation au code.

Apprendre en codant

Pour être admises, les vingt-trois stagiaires sont toutes passées par la case « Piscine ». C'est-à-dire l’épreuve type des écoles du numérique répartie sur 3 semaines pendant lesquelles les candidats codent de 8 heures à 23 heures. Le but est de « montrer sa motivation » et de « se débrouiller par soi-même ». Sophie Viger ajoute, sûre de sa pédagogie :« C’est en pratiquant qu’on apprend son métier. »

Plus qu'un cursus particulier, "Ambition féminine" veut avant tout être un état d'esprit. Celui de valoriser la carrière des femmes dans un univers d'hommes, de favoriser la mixité dans le numérique. Dans deux ans, le secteur devrait s'être enrichi de dix-neuf nouvelles professionnelles.

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