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Santé au travail

Le mal de dos, bête noire de l’assurance maladie

20% des accidents du travail sont causés par des lombalgies. A eux seuls, ces maux de dos sont responsables de près d’un tiers des arrêts de travail de longue durée. Un phénomène que la sécurité sociale cherche à enrayer.  

par Alexia Eychenne 15/11/2016 Liaisons Sociales Magazine

Le mal de dos, bête noire de l’assurance maladie
© Fotolia.com

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Près d’un Français sur deux a souffert l’an dernier d’une lombalgie. Cette douleur au bas du dos, le long des vertèbres lombaires, est le deuxième motif de visite chez le médecin et se solde une fois sur cinq par un arrêt de travail. Le sujet fait la une des magazines depuis plusieurs années, mais c’est au tour de la sécurité sociale de sonner l’alerte.

Les lombalgies représentent aujourd’hui 20% des accidents du travail, contre 13% il y a dix ans, prévient un rapport publié ce mardi 15 novembre, à partir du bilan 2015 de la branche accidents du travail - maladies professionnelles (AT-MP). En tout, 167 000 accidents liés au mal de dos ont été recensés l’an dernier, dont la moitié causée par des manutentions manuelles, soit 23 000 de plus qu’il y a dix ans. Et ce, alors que la fréquence des accidents du travail dans leur ensemble se situe à un niveau historiquement bas.

Les lombalgies sont aussi à l’origine de près de 15% des accidents dits « de trajet » et de 7% des maladies professionnelles. La facture s’élève pour la sécurité sociale à près d’un milliard d’euros par an. Soit l’équivalent du coût cumulé des autres troubles musculo-squelettiques (TMS). Le versement des indemnités journalières coûte 580 millions d’euros, le remboursement des soins 120 millions d’euros et l’indemnisation des séquelles autour de 300 millions d’euros.

Des arrêts longue durée

L’assurance maladie est surtout préoccupée par les cas qui éloignent pour longtemps les salariés de leur emploi. Les maux de dos représentent 30% des arrêts maladie de plus de six mois. Les accidents du travail laissent souvent peu de séquelles : la moitié des salariés touchés ne s’arrêtent pas de travailler plus de deux semaines. En revanche, les maladies professionnelles sont plus pénalisantes, avec des arrêts d’un an en moyenne. Les cas les plus lourds, comme les hernies discales, nécessitent souvent des opérations chirurgicales.

Les secteurs les plus touchés ? Le BTP, la logistique, l’agroalimentaire, les transports et l’énergie. Et si le tertiaire est peu exposé, les métiers d’aide et de soin à la personne dérogent à la règle, car le fait de porter les patients provoque un « sur-risque » de lombalgies. Au point que la sécurité sociale appelle à des « actions de prévention dédiées » dans ces activités.

« Attention à la colonne »

L’assurance maladie multiplie les messages de prévention depuis plus de quarante ans, notamment via les campagnes de l’Institut national de recherche et de sécurité (INRS). Dès 1964, une affiche représentant un salarié aux vertèbres apparentes invitait à prendre « la position convenable » - genoux fléchis et non le dos plié - pour soulever un poids. « Attention à la colonne », prévenait à nouveau un poster en 1985. Depuis 2014, le programme « TMS Pros », consacré à la lutte contre les troubles musculo-squelettiques dans les entreprises, intègre déjà la prévention du mal de dos.

L’assurance maladie veut désormais concentrer ses efforts sur la prévention des cas chroniques pour éviter la « désinsertion professionnelle » des malades. Elle prévoit de sensibiliser les médecins pour limiter le recours aux arrêts. Autre piste : expérimenter l’accompagnement des salariés arrêtés par un ergonome qui serve de médiateur avec l’entreprise et accélère leur retour au travail.

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