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Gojob, la start-up qui bouscule l’intérim traditionnel

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Gojob, la start-up qui bouscule l’intérim traditionnel

A rebours des dizaines de sites de « jobbing » qui s’appuient sur des réseaux d’auto-entrepreneurs, cette start-up se lance à la conquête du marché de l’intérim en s’appuyant sur le numérique.  

par Catherine Abou El Khair 01/12/2016 Liaisons Sociales Magazine

Gojob, la start-up qui bouscule l’intérim traditionnel
© Fotolia.com

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Créé en août 2015, jusqu’où ira Gojob ? Conformément à ses prévisions, le petit nouveau de l’intérim est proche d’atteindre ses objectifs : mi-novembre, la start-up comptait 8 000 profils sur sa plateforme, non loin des 10 000 inscrits, l’objectif qu’elle s’était fixé d’ici à la fin de l’année. Depuis début 2016, « un peu moins de 500 personnes ont travaillé avec nous », se félicite Pascal Lorne, le fondateur de cette nouvelle plateforme.

La particularité de Gojob ? L’entreprise basée à Aix-en-Provence, qui compte aujourd’hui près d’une vingtaine de salariés, gère l’ensemble des processus de recrutement en travail temporaire en ligne, de l’inscription à la signature du contrat, jusqu’à l’envoi du bulletin de paie. Les entreprises disposent d’un seul point d’accès à l’ensemble des intérimaires présents sur le territoire français.

Pour l’instant, la start-up communique peu auprès du grand public. Se présentant volontiers comme un « collectif anti-chômage », son ambition affichée est pourtant grande : « Hacker l’emploi ». En clair : via des campagnes sur les réseaux sociaux, Gojob entend toucher les candidats qui échappent aujourd’hui aux sociétés d’intérim. Comme les étudiants « qui n’osent pas pousser la porte d’une agence mais sont à la recherche de petits jobs ", précise Pascal Lorne.

« Place de confiance » 

Pour les attirer, Gojob réplique le modèle de BlaBlaCar. Point de hasard, donc, si le site est soutenu par Frédéric Mazzella, le fondateur du fleuron français du covoiturage ! Contrairement aux plateformes collaboratives, aujourd’hui, « l’intérim n’est pas une place de confiance et de transparence », souligne Pascal Lorne. Ainsi, la commission prélevée par Gojob s’élève à 10%, alors que les agences d’intérim restent généralement opaques sur ce sujet. Selon la difficulté à trouver des intérimaires, celles-ci font varier leurs marges « au petit bonheur la chance, mais sans les répercuter sur les salaires », assure le fondateur de Gojob.

S’inspirant là encore de toutes les places de marché numériques, Gojob met aussi en avant la transparence de son système de recommandation. Les intérimaires qui ont donné la meilleure satisfaction remontent automatiquement en haut de liste, bloquant les pratiques discriminatoires. L’intervention de l’entreprise se limite à valider les profils lors de leur inscription sur le site.

Partenariat avec Pôle emploi

Autre démarche, permettant à cet acteur de se présenter comme un collectif anti-chômage, Gojob travaille avec Pôle emploi. Le service public lui a ouvert sa base de données. La jeune pousse peut contacter par SMS des demandeurs d’emploi dont le profil les intéresse.

De quoi rendre jaloux les gros acteurs de l’intérim, qui réclament un accès à cette immense base de données. En septembre dernier, réunis au Prism’emploi, ils ont pourtant accepté l’adhésion de la jeune entreprise au sein du syndicat professionnel. L’heure est aujourd’hui à la coopération. « On est en train de nouer des partenariats avec différentes agences », explique Pascal Lorne. L’entrepreneur qui se veut social travaille avec les petits réseaux d’intérim sur la mutualisation des viviers de candidats et sur la dématérialisation des processus RH avec les plus grandes. Un success story à confirmer.

 

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