La publication des résultats annuels 2008 des multinationales françaises sonne l’heure de vérité concernant l’état des régimes de retraite des salariés de leurs filiales étrangères. Car la crise des marchés financiers n’a pas épargné ces dispositifs d’épargne retraite, en particulier ceux des pays anglo-saxons. Selon l’étude publiée en janvier par le cabinet Watson Wyatt, la valeur des actifs mis en couverture de ces régimes avait, fin 2008, chuté en moyenne de 19 % (18,9 % aux États-Unis) et même de 35 % au Royaume-Uni. Une contre-performance due à la proportion élevée d’actions investies dans ces fonds (48 % contre 41 % en moyenne).
Pour les multinationales françaises qui y détiennent jusqu’à plusieurs dizaines de régimes à prestations définies, le choc va se ressentir à plusieurs niveaux. Dans les comptes de l’entreprise tout d’abord, où, selon les normes IFRS, est comptabilisée la différence entre la valeur des engagements et celle des actifs. « En dépit de la forte dépréciation des actifs, l’impact devrait être relativement indolore dans l’immédiat, du fait de la légère baisse des passifs et surtout des possibilités d’amortissement sur plusieurs années », estime toutefois Philippe Burger, du cabinet Deloitte Conseil.
A contrario, la recapitalisation des régimes à prestations définies risque, elle, de s’avérer beaucoup plus douloureuse. Depuis le renforcement des législations visant à définir des normes de provisionnement minimal, certains groupes vont devoir remettre au pot. Aux États-Unis, « on estime que les entreprises vont devoir mettre sept fois plus de cash dans leurs régimes qu’en 2008 », indique John Hall, du cabinet Mercer. De plus, les taxes destinées à alimenter les fonds de réserve institutionnels, mis en place depuis 2006 tant au Royaume-Uni qu’aux États-Unis pour accueillir les régimes d’entreprise trop déficitaires, vont, elles aussi, fortement augmenter : « Du simple au double », estime Romain Bureau, du cabinet Mercer.
Les entreprises qui avaient mis en place des régimes à cotisations définies ne sont pas à l’abri. « La pression va s’accroître sur les DRH lorsque les salariés vont s’apercevoir qu’ils sont obligés de travailler trois ans de plus », prévient encore Romain Bureau en mettant en garde ces DRH contre les risques de litiges pour défaut de conseil sur les modalités d’investissement proposées à ces salariés.
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L’ employeur doit mettre en place une politique de prévention reposant sur plusieurs axes : évaluer les risques notamment par l’élaboration du document unique, adapter le travail à l’homme, informer, former et délivrer des instructions adaptées aux salariés. Parallèlement, il doit veiller au respect des procédures légales de protection de la santé et de la sécurité des salariés.
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