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Des transports alternatifs pour améliorer l’accès a l’emploi et le bien-être au travail

Pour développer l’emploi dans les zones urbaines sensibles et enclavées, faciliter la mobilité représente un enjeu clé des politiques économiques territoriales. Cela le devient aussi pour les entreprises soucieuses de qualité de vie au travail et de responsabilité sociale.

par Rozenn Le Saint 10/01/2017 Entreprise & Carrières

Des transports alternatifs pour améliorer l’accès a l’emploi et le bien-être au travail
© artfocus/fotolia

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La mobilité a été repérée comme le vecteur de fracture sociale le plus préoccupant du rapport 2015 du Secours catholique. Cet état des lieux de la pauvreté en France estimait que 6 à 8 millions de Français peinaient à sortir du parcours du combattant de la mobilité, notamment pour trouver un emploi. « Les transports en commun sont primordiaux pour fluidifier l’emploi. Les personnes sans qualification habitent souvent en grande banlieue et subissent cette double peine dans leurs recherches et accès à l’emploi », déplore Bruno Gazeau, président de la Fédération nationale des associations d’usagers des transports (Fnaut).

« Les horaires irréguliers, qui imposent de se déplacer à 4 heures du matin de banlieue à banlieue, obligent à être autonome pour ses déplacements or, quand on est payé au Smic, ce n’est pas évident », confirme Damien Desjonqueres, vice-président et représentant de Total au sein du Laboratoire de la mobilité inclusive, qui organise ses quatrièmes rencontres le 18 janvier à l’Assemblée nationale.

12 % des zones urbaines sensibles ne sont desservies par aucun mode de transport. « Lorsqu’elles le sont, les transports publics peuvent parfois proposer des fréquences ou des amplitudes horaires inadaptées », déplore lui-même le ministère de la Ville sur son site. Mais des solutions de covoiturage et de voiture de transport avec chauffeur (VTC) solidaires émergent pour désenclaver les quartiers.

Garages solidaires. Parmi les personnes en insertion interrogées pour l’enquête Mobilité, insertion et accès à l’emploi, 40 % n’avaient pas de voiture, contre 18 % en moyenne. Résultat, une personne en insertion sur deux a déjà refusé un travail ou une formation pour des problèmes de mobilité. Et parmi les heureux propriétaires, leur véhicule a 11,2 ans en moyenne, contre 8,7 ans pour l’ensemble des Français. D’où l’importance des aides à l’entretien des Garages solidaires comme celui du Hainaut (Nord), fondé par Soufiane Iquioussem. Depuis, il a essaimé dans toute la France : 14 se sont développés en tissant des partenariats avec Norautau, PSA ou Transdev.

Autre souci, la moitié des personnes en insertion interrogées ne possèdent pas la fameuse carte rose. « Exiger que les candidats aient le permis de conduire représente souvent la solution facile pour attester de leur mobilité, assure Nicole Bréjou, le responsable du département partenariat de Pôle emploi. Les employeurs prennent cela comme une garantie. » Pourtant, le permis ne fait pas tout. 14 % des personnes que l’association Wimoov remet sur le chemin de l’emploi le sont grâce aux transports en commun.

Encore d’autres solutions alternatives existent, mal connues côté recruteurs, mais aussi côté chômeurs, tels que le covoiturage, l’autopartage de type Autolib’ ou le transport à la demande. « Il est nécessaire de les faire connaître auprès des demandeurs d’emploi pour qu’au moment des entretiens, ils soient en mesure de les proposer à l’employeur pour le rassurer », poursuit-elle.

Mobilité facilitée en zone rurale. Un Français sur deux habite en dehors des zones urbaines, où l’offre de transports en commun est moins dense. La plateforme de covoiturage Blablacar et l’agence Manpower ont pris conscience du problème et ont noué un partenariat pour faciliter la mobilité des salariés intérimaires en zones rurales en décembre dernier. Il prévoit leur mise en relation via l’application mobile de Manpower connectée à la plateforme de Blablacar. À chaque mission, les intérimaires peuvent proposer les places disponibles dans leur voiture, partager ainsi les frais du trajet et faciliter la mobilité des non-motorisés.

Même si les salariés des services à la personne parcourent souvent des kilomètres entre deux domiciles à visiter en campagne, la Mission locale de Dijon lance une expérimentation avec la Fédération française des services à la personne et de proximité (Fédésap) de prêt de deux-roues électriques. « Huit employeurs sur dix dans le domaine exigent le permis de conduire, or il y a un déficit de recrutements côté entreprise », affirme Pascal Richard, délégué de la région Bourgogne-Franche-Comté de la Fédésap. La solution du vélo électrique, qui ne demande pas

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