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Réformes

Emmanuel Macron fait réagir les acteurs sociaux

Dimanche 7 mai 2017, Emmanuel Macron est élu président. Du côté des syndicats de salariés et des organisations patronales, certains se réjouissent, d’autres élèvent le ton. Tour d’horizon des réactions.   

par Amandine Nilles 11/05/2017 Liaisons Sociales Magazine

Emmanuel Macron fait réagir les acteurs sociaux
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Emmanuel Macron, président de la République. La situation ne réjouit pas beaucoup certains acteurs sociaux en France. Au lendemain des résultats de l’élection présidentielle, le Front Social composé de 70 organisations dont l’Unef, Sud et la CGT déclare la guerre au vainqueur.

La loi travail passée en force passe toujours mal. Sud appelle à une « riposte sociale » et affirme qu’il « n’attend rien de positif de ce nouveau Président et des orientations qui dessinent un projet de société encore plus inégalitaire. »

La CGT de Philippe Martinez rappelle au fondateur du mouvement « En Marche » qu’il faut faire preuve « d’un peu d’humilité » et attend de lui qu’il « écoute la base ». Le Front Social recommencera à battre le pavé le 20 mai avec « Nos droits contre leurs privilèges », collectif créé à l’initiative d’Attac.

Ne pas confondre vitesse et précipitation

Moins remonté mais tout aussi opposé à l’ancien ministre de l'Economie, Force Ouvrière sera très attentif à la mise en œuvre du programme d’Emmanuel Macron pour les cinq années à venir. Jean-Claude Mailly, son secrétaire général s'inquiète des déclarations du futur président sur la réforme du droit du travail. "Il veut agir très vite par des ordonnances au mois de juillet. Certes, il prévoit une concertation préalable avec les syndicats, c’est plutôt bon signe mais on n’en connaît pas la nature", note-t-il.

Il attend le locataire de l’Elysée au tournant sur le code du travail et lui conseille de « ne pas confondre vitesse et précipitation. » Comme FO, la CFTC déclare que Macron va devoir « comprendre et réduire les multiples tensions qui nous divisent. » Mais elle lance un avertissement au chef de l’Etat en précisant que ses réformes ne seront jamais acceptées si les fondements du dialogue social avec les syndicats ne sont pas respectés.

Le dialogue comme solution 

Plusieurs organisations syndicales et patronales restent sur la réserve. Alain Griset, patron de l’Union des entreprises de proximité (U2P), soutient qu’il espère avoir un Président aussi déterminé que le candidat à l’élection présidentielle.

Le Leem (entreprises du médicament) et la CFDT aspirent à nouer un dialogue avec le futur gouvernement. Le syndicat espère que celui-ci se mobilisera « pour la mise en place d’une politique porteuse de progrès social. »Le syndicat des entreprises du médicament entend pouvoir dialoguer avec le gouvernement sur la recherche et l’innovation.

L’UNSA Education croit aussi au dialogue. L’organisation espère que lors du prochain quinquennat, les acteurs de l’éducation aient plus d’impact dans les décisions qui les concernent. « Emmanuel Macron devra s’appuyer sur les forces vives pour construire le futur » déclare-t-il dans un communiqué. Enfin, il y a ceux qui soutiennent le nouveau Président.

Liberté et baisse de charges

La plupart des organisations patronales encouragent celui qui sera investit le 14 mai prochain. Le MEDEF de Pierre Gattaz soutient le futur locataire de l’Elysée dans sa politique de « revitalisation des territoires ». Afin de « libérer les énergies créatrices de richesses et d’emplois en simplifiant le droit du travail, en baissant les charges et en réformant la fiscalité. »

La Fédération de la Formation Professionnelle apporte son soutien au futur chef de l’Etat et aspire à « travailler avec le nouveau gouvernement pour libérer la formation de ses contraintes. » De manière à « libérer le marché de la formation professionnelle pour y encourager les investissements. »

Comme la CPME et la FNSEA, Pierre Gattaz encense le programme européen du futur chef de l’Etat. Le patron des patrons avance que ce dernier, avec son programme pro-européen, pro-économique et pro-entreprises, « comprend les mutations du monde ».

Néanmoins il va devoir « s’atteler à des travaux d’Hercule suite à la dette abyssale de la France » ajoute François Asselin, président de la CPME. Le futur Président devra aussi jouer serrer entre les positions irréconciliables des différents acteurs du dialogue social français, s'il veut éviter une rentrée sociale sous tension…

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