Allocations chômage : quelles sont les nouveautés à prévoir pour 2024 ?

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A partir de l’an prochain, des nouveautés vont s’appliquer concernant les allocations chômage délivrées aux personnes sans travail en France. Quels sont ces changements et quels sont les impacts sur les bénéficiaires ? C’est ce qu’on vous propose de découvrir en détails en parcourant cet article !

Une nouvelle réjouissante pour certains allocataires

Selon nos confrères de Ouest France, les modalités d’accès aux allocations chômages feront l’objet de plus de flexibilité à compter du mois de janvier prochain. Pour profiter de ces aides, certains bénéficiaires devront travailler pendant deux trimestres. Une nouvelle disposition qui entre dans le cadre de la réforme résultant des dernières négociations entre les syndicats et le patronat.

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A ce propos, Olivier Guivarch de la CFDT (Confédération française démocratique du travail) confie : « Nous avons eu droit à des avancées. Sans accord, l’exécutif reprendrait le contrôle dans le but de limiter les droits des chômeurs. Les allocataires pourront profiter de leurs droits seulement au bout de 5 mois d’activité ». Et la même source d’ajouter : « C’est notamment le cas des personnes qui sont au chômage pour la toute première fois et ceux qui travaillent en tant que saisonniers. En tout, ils seront des dizaines de milliers à être concernés ».

Pour les autres, il faudra travailler au minimum 6 mois pour pouvoir profiter de cet avantage. De son côté, la CGT (Confédération Générale du Travail) dénonce cette nouvelle mesure qui selon elle est loin d’être une bonne chose. Denis Gravouil n’a pas hésité à faire part de sa déception en ce sens, en déplorant le fait que l’institution ait refusé de signer l’accord.

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Ce qui va changer concernant les allocations chômage dès 2024

Lors de son entretien, le membre du syndicat s’indigne : « Il n’y aura pas de nouvelle dépenses tant que l’on n’a pas trouvé suffisamment d’économie. Tout cela en piochant plus de 12 milliards d’euros dans le budget de l’Etat pour une durée de quatre ans afin de subventionner France Travail ». Par conséquent, certains bénéficiaires des allocations chômage pourront ouvrir leur droit plus tôt que d’autres.

Selon Ouest France, cette initiative date de 2021. A ce propos, la publication rapporte : « L’Etat décide de prendre en considération les périodes d’inactivité entre deux contrats dans l’estimation des allocations. Ce qui réduit le montant encaissé par certains bénéficiaires ». Dans sa prise de parole, Olivier Guivarch souligne : « L’accord met en lumière la réduction du pourcentage de jours d’inactivité pris en considération dans le calcul. Celle-ci passera de 75% à 70%. On s’attendait à mieux mais bon, c’est déjà du progrès ! »

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Une hausse de quelques euros par jour

Compte tenu de cette nouvelle mesure, les bénéficiaires peuvent donc s’attendre à une hausse des allocations chômages « de quelques euros par jour » à compter de l’an prochain. Une initiative qui n’est cependant pas du goût de Denis Gravouil déplorant le nombre limité de bénéficiaires de ce dispositif. Il convient par ailleurs de retenir que le versement se fera désormais sur un délai de 30 jours même pour les mois qui comptent 31 jours.

Les conséquences pour le gouvernement

Grâce à cette approche, l’Exécutif peut réaliser des économies qui peuvent aller jusqu’à 950 millions d’euros sur une durée de quatre ans. Dans les colonnes du média, Olivier Guivarch explique : « Les jours manquants seront indemnisés une fois que les bénéficiaires seront arrivés en fin de droits ». En ce qui concerne les allocations chômage, il précise : « ça n’empêchera pas certains chômeurs, déjà en détresse financière, de perdre une journée d’allocation pour le mois de janvier. Ce qui correspond en moyenne à une trentaine d’euros de perte ».

Enfin, les mesures vont se durcir concernant les intermittents. Comme le rapportent nos confrères : « Les syndicats ont décroché le statu quo. Par ailleurs, les anciens cadres n’auront pas à affronter la dégressivité des allocations à compter de 55 ans ». Dans tous les cas, ces nouvelles règles ont de quoi susciter le mécontentement chez de nombreux allocataires.

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