Tous les ans, la caisse nationale des allocations familiales (Cnaf) procède à des contrôles strictes concernant les fraudes sociales. Selon l’institution, ces procédures vont être renforcées cette année pour garantir des paiements rapides, transparents et réguliers. L’an dernier, plusieurs milliers de plaintes ont été reçu de la part des bénéficiaires.
La Cnaf sollicite des enquêteurs spécialisés
Pour renforcer la lutte contre les fraudes sociales, la Cnaf a décidé de faire appel à une trentaine d’inspecteurs spécialisés issus du Service national de la lutte contre la fraude à enjeux. Ces derniers auront pour rôle d’identifier les montages compliqués qui donnent souvent lieu à des préjudices conséquents. Ces experts peuvent provenir de la CAF, des forces de l’ordre ou encore du service des impôts. Ils ont permis de décelé des indus qui se sont élevés à 69 millions d’euros dont la moitié ont été frauduleux.
L’an dernier, les cas de fraudes au sein de la CAF ont été estimés à 351 millions d’euros contre 309 millions d’euros en 2021. Ce qui correspond à une augmentation annuelle de 13,5%. Selon l’organisme, moins de 50 000 fraudes ont été recensés en 2022. Ces procédures de contrôle ont ainsi contribué à mieux déceler ces activités frauduleuses.
Plus de 130 000 inspections réalisées
Selon la Cnaf, l’augmentation des cas de fraudes détectés est en partie due à l’intensification des procédures de contrôles. En 2022, l’organisme a mené plus de 130 000 inspections réalisée par 700 experts qui se sont rendus au domicile des allocataires. Soit 10 000 de plus que l’an passé. Dans un communiqué officiel, la Cnaf souligne : “La fraude, contrairement à l’erreur de bonne foi se distingue par l’intentionnalité”.
Notons qu’en 2022, les erreurs émanant de la CAF se sont élevées à 1,36 milliards d’euros dont 985 millions d’indus. Quoi qu’il en soit, les allocataires qui ont commis des erreurs sont tenus de procéder à un remboursement quelle que soit la nature des erreurs ou pratiques frauduleuses.